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Voici un billet un peu différent! Ce début d’année, il semble que mes passions créatives me distraient de l’illustration. Pas totalement, mais un peu, oui. Et comme toujours, ces évolutions se font très organiquement, presque par surprise.  En fin d’année passée, après une séance de shopping particulièrement déprimante, j’ai eu une idée un peu folle: et si je me cousais ma garde-robe? Voilà ma réaction face à un prêt à porter qui ne convient pas aux quelques kilos pris ces derniers mois.
Pour ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps, j’ai déjà cousu beaucoup à une période de ma vie, avant de me lancer dans l’illustration. Je créais des t-shirts originaux que je vendais sur ma boutique Etsy ou dans des boutiques de ma région. Sans beaucoup coudre pour moi, j’ai malgré tout un petit bagage qui a probablement permis à cette idée de germer dans mon esprit.
Ce projet a donc fait son chemin en moi, mais je réalise qu’il me demande plus de temps et d’attention que je m’étais imaginé. Ce qui fait que je  suis moins productive dans mes collages et mes autres illustrations. J’ai d’abord un peu résisté, tenté de mener tout de front, mais je suis arrivée à la conclusion que je voulais mettre la priorité sur ce projet de couture, que ça fait partie d’un processus plus large d’acceptation de moi, une façon de prendre soin de moi. Se sentir bien dans des habits qu’on aime est une jolie façon de le faire. De plus, la période du jardinage commence bientôt et j’ai le projet de planter toute une parcelle de fleurs à couper. Ma pratique du dessin et du collage sera donc moins intensive ces prochaines semaines, mais je sais que j’y reviendrai. J’ai déjà souvent observé ce flux de mes passions qui vont et viennent, mais jamais ni très loin, ni très longtemps. Elles sont à l’image de la vie, toujours changeante et en mouvement. Et c’est bien ainsi. C’est aussi ce qui les rend belles et uniques, parce que vivantes. Je prévois de vous partager ici un peu de ce projet et pourquoi pas quelques trucs et astuces que j’aurai glanés, parce que j’adore ça: partager avec vous.
Une autre de mes passions qui celle-ci est très constante, est de documenter ma vie. J’aime cette façon de suivre les choses qui sont importantes pour moi, sous forme de photos ou de textes. C’est quelque chose qui est devenu très naturel, presque une seconde nature avec le temps. Et j’aime ce petit espace sur la toile pour partager un peu de ce j’aime et qu’on a si peu l’occasion de partager dans la vraie vie.
Me suivrez -vous? Je voudrai bien en tout cas!
A bientôt, Mireille

Je vous souhaite une belle année 2018! Que cette année puisse être comme un collage : une collection de petits bouts qui ne ressemble à rien de spécial, mais qui, mis ensemble, forme un tout coloré, plein de joyeux hasards et de jolies surprises! Et je serai heureuse d’en partager un peu avec vous!

A très bientôt, Mireille

Je voulais juste vous dire que vous pouvez voir de nouvelles vidéos de mes projets sur Vimeo. La première est un petit tour de mon carnet de voyage que je viens de terminer, la seconde est sur l’album que j’ai réalisé suite à mon projet #The100DayProject sur Instagram. Si les vidéos ne s’affichent pas correctement, vous pouvez les visionner en cliquant ici.

Travel Sketchbook from Mireille Marchand on Vimeo.

 

The 100 days Project from Mireille Marchand on Vimeo.

Je vous en ai déjà parlé ici et ici, j’ai donc suivi un cours en ligne dans une classe donnée par Lilla Rogers et Zoe Tucker sur le site Make Art That Sells. C’était cinq semaines très intensives, mais passionnantes. Un cours très fourni, des professeurs talentueux, généreux dans leur enseignement, je pense avoir tout adoré. Des circonstances personnelles ne m’ont pas permis de m’engager autant que je l’aurais voulu et je vais continuer d’approfondir l’enseignement dispensé ces prochaines semaines, voire mois. J’aimerais profiter à fond de cette mine d’informations. J’ai donc opté pour me concentrer sur l’essentiel, le dessin et la réalisation des « devoirs » hebdomadaires, soit successivement : les visages-expressions, les poses, l’environnement et la couverture. J’ai appris à aller au bout d’un processus, de m’atteler à un long projet avec plusieurs étapes à la clé, d’avancer un pas après l’autre, sans se faire déborder par l’ampleur de la tâche. J’ai aussi appris à me « déclarer satisfaite », c’est à dire de produire un résultat dans les délais impartis et de mettre de côté mon perfectionniste interne!

recherches

Tout commence avec des recherches sur le net, l’impression de quelques photos de référence et quelques sketchs et idées jetées sur le papier. 

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Premier sketch de mon personnage : Junko Tabei

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Traduction digitale des premiers sketchs

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Explorations des expressions.

Poses-livre-enfants

Pages de différentes poses-

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Une double page pour présenter l’environnement. J’ai choisi le passage au Junko à une révélation lors d’une sortie avec son école sur le mont Nasu. Depuis ce moment-là, elle a voulu être une alpiniste! Et elle le deviendra, première femme à gravir l’Everest. Pour réaliser cette double page, j’ai exploré une technique que j’aime beaucoup : le collage digital, à partir différents éléments de mon sketchbook. Je me suis pas attachée à représenter réalistiquement les lieux, mais juste à évoquer un endroit joyeux, paisible et lumineux. 

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Et puis deux versions de la couverture que j’ai imaginée… Je n’arrivais pas à me dessiner pour l’une ou pour l’autre, alors… je n’ai pas choisi!

Voilà! Belle semaine à vous, Mireille

Vous vous rappelez l’année dernière? J’avais publié ce post. Je voulais écrire l’histoire de devenir une artiste. J’ai eu envie de renouveler cet engagement, écrire une nouvelle histoire ou un nouveau chapitre. Voilà ce que j’ai écrit (et qui trône au dessus de ma table de travail):

2017 becoming

Ainsi, quand j’ai découvert la semaine dernière que Lilla Rogers donnait un cours dédié à l’illustration de livres pour enfants, je n’ai pas hésité longtemps. Le timing n’était pas évident, mais mon envie d’explorer ce domaine d’expression était trop forte. Je me suis promise de ne pas me mettre de pression et bien sûr, je n’y arrive que moyennement, mais j’apprécie d’être ainsi challengée en douceur. Lilla est très pédagogue et sait encourager, tout en nous poussant à donner le meilleur de soi. Me voilà donc inscrite et prête à me lancer dans l’aventure.

Lilla nous donne comme première mission de choisir parmi trois textes celui qui nous parle et sur lequel je travaillerai durant les cinq semaines. J’ai choisi d’illustrer l’histoire de Junko Tabei, première femme à gravir l’Everest en 1975. Ce n’est pas évident à illustrer a priori, mais il n’y avait pas de doute pour moi, j’aime cette histoire. Comme Junko qui disait qu’elle n’avait jamais remis en question l’idée gravir des montagnes parce que… elle devait gravir des montagnes!

Junko-Tabei

La première semaine a été chaotique pour moi, ayant pris le cours un peu au vol, alors qu’il avait déjà commencé. Je n’ai donc pas réussi à poster le premier « devoir » et me suis promis de m’accrocher cette seconde semaine et de mettre les bouchées doubles. Cette seconde semaine a été consacrée aux visages et aux expressions. Comment faire vivre notre personnage, lui donner des émotions, un début de vie. Les pages de mon sketchbooks se sont ainsi remplies de sourire, de colère, de larmes… Puis la question est venue de comment traduire ce travail en travail abouti? Quelle technique? Quel style? J’en étais là à me lamenter de mon manque de tout : de temps, de techniques, de style, quand je me suis ressaisie : et si je faisais avec ce que je sais, depuis là où je suis, de faire ce que j’aime. Et j’ai aimé ma dernière illustration, j’ai eu beaucoup de plaisir dans ce collage digital. Et les idées sont venues…. voilà comment je voulais imaginer ma Junko! Je me suis mise au travail et voilà le résultat…

Illustrating Children's Book

 

Voilà pour cette semaine! Je me réjouis de partager un peu de cette aventure avec vous! Mireille

Pastel

Je rêverais d’avoir une vie artistique linéaire… Je sais qu’être artiste est tout sauf un long fleuve tranquille, mais pourtant, j’en rêve souvent. Je voudrais avoir « trouvé mon style » ou au moins « ma » technique. Au moins ça! Dans l’idéal, j’aurais choisi une technique et je l’aurais poussé à la maîtrise et j’aurais réalisé ainsi des oeuvres d’une grande qualité. Dans la réalité, j’ai tour à tour voulu maîtriser :

  • le dessin à la plume
  • puis au pinceau
  • l’aquarelle
  • l’acrylique
  • le découpage de papier
  • les impressions de toutes sortes, dont le linoléum
  • le collage
  • la sérigraphie
  • la gouache

Et donc, depuis peu : le pastel!

Je me surprends, moi qui aime les illustrations très minimalistes, les aplats des sérigraphies, une palette de couleurs très réduite, à aimer la richesse de ces fondus, les couleurs qui se mixent et se mêlent et donnent une profonde texture. Je cherche, j’expérimente et m’émerveille devant ces possibles. Mes illustrations prennent soudainement des couleurs! Sur ma table, c’est un joyeux désordre : du papier épais pour mix-média, de la gouache, des bâtons de pastel souples (dans une boîte remplie de riz ! – le riz permettant de garder les bâtons plus ou moins purs), quelques uns à l’huile, des Néocolors, des crayons aquarellables, des crayons pastels, du sel (pour permettre de jolis effets supplémentaires sur les fonds d’aquarelle), un foehn (pour faire sécher plus rapidement mes réalisations), un chiffon, des livres pour m’inspirer et une minuterie (je vous raconterai ça un jour!). Un joyeux désordre est donc encore un faible mot. Là aussi, dans l’idéal, j’aurais une table de travail avec peu de matériels et beaucoup d’espace…

La réalité semble décidément toujours très loin de l’idéal… et c’est peut-être bien ainsi. La vie est un joyeux désordre, non? Alors voilà, juste là, j’explore le pastel et j’adore ça. Demain, ce sera autre chose. Ou pas. Et ce sera aussi bien. Et peut-être, qu’un jour, je créerai des oeuvres dans lesquels il y aura un peu de toutes ces choses que j’aurai aimées? Et elles seront uniques. Et puis elles seront autres choses. La vie et l’art sont en mouvement. Pas de sommet à atteindre, de destination à atteindre, juste un cheminement.

J’aimerais terminer ces lignes en vous souhaitant beaucoup de douceurs pour les fêtes à venir. Et vous dire encore que je me réjouis de vous retrouver ici en 2017, curieuse de voir ce que la vie nous réserve comme émerveillements.

A très bientôt, Mireille

Bonjour tout le monde!

Comme je rencontre beaucoup de perplexité quand j’essaie d’expliquer ce qu’est la sérigraphie, j’ai décidé de faire quelques petites vidéos pour l’expliquer en très grandes lignes, mais l’expliquer tout de même!

Vous pouvez les voir ici parmi mes autres vidéos sur Vimeo, mais les voici rassemblées dans ce billet.

 

la sérigraphie #1 – le dessin from Mireille Marchand on Vimeo.

la sérigraphie #2 – préparation de l’écran from Mireille Marchand on Vimeo.

la sérigraphie #3- gravage de l’écran from Mireille Marchand on Vimeo.

la sérigraphie # 4 – l’encrage from Mireille Marchand on Vimeo.

La sérigraphie #5 – laver les écrans from Mireille Marchand on Vimeo.

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! Belle semaine, Mireille

Collage sur mireillemarchand.com

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être relevé que je ressens un appel ou une envie de collage depuis quelque temps et je voulais vous en dire plus.

Cela fait quelque temps que le découpage-collage m’attire. J’avais le livre d’Emily Hogarth depuis plusieurs mois (voire années), j’ai un peu testé, mais sans véritablement trouvé la façon de m’exprimer totalement. J’ai aussi essayé le Kigirami qui est une autre forme de papier découpé, japonais cette fois-ci. Là également, je n’ai pas su comment amener cela plus loin que mes premières tentatives. Je ne saurais véritablement dire ce qui m’attire dans le collage : probablement la simplification que le papier découpé suppose, la part laissée à la spontanéité, aux surprises et aux hasards. La possibilité de couleurs et de textures et de motifs apportés par le papier lui-même, cette dimension supplémentaire que cela amène à l’illustration. Mais si je ne devais retenir une seule chose, ce serait les joyeux accidents et les surprises. J’aime bien perdre un peu le contrôle, me laisser surprendre, que mon illustration ait sa vie propre et que je n’en sois pas responsable de A à Z, vraiment j’adore ça. C’est drôle à voir et à vivre. Je ne compte pas les fois où je découpe une forme et me retrouver à utiliser son verso car, au moment de mettre la colle, je réalise que le verso est juste ce qu’il me faut, beaucoup mieux que le recto que j’avais choisi…

Ce qui m’a véritablement permis de mettre le pied à l’étrier, c’est la sortie en octobre du livre d’Andréa d’Aquino : Once Upon A Pièce Of Paper. J’ai véritablement adoré ce livre. J’aime l’approche d’Andréa, qui célèbre les accidents, cultive le « moins de contrôle » et la spontanéité. Elle encourage à ne pas « trop y penser », trop réfléchir, mais plutôt à laisser faire. Elle y consacre d’ailleurs tout un chapitre où elle explique comment, après y avoir beaucoup réfléchi (!), trop penser tue le processus créatif. Et je me reconnais bien là. Elle emploie le terme de « making stuff » pour décrire son processus de création : j’adore ce terme. « Faire des choses », cela enlève la pression, non? On ne va pas faire un pièce de musée, ni même de l’artisanat, on va juste « faire des choses » et j’adore ça! Parce que c’est de ça dont il s’agit. On va choisir du papier, le découper, partir d’une chose, puis répondre à une autre, qui nous donnera l’idée d’autre chose…. et tout ça se déroule devant soi. Notre job est juste de permettre que cela se passe, de l’accompagner.

Voilà, donc, je me suis embarquée. J’ai ressorti mes papiers (ce qu’il me reste après le grand tri du début de cette année), acheté quelques fourres pour les ranger et les avoir ainsi à portée de main et je me lance. Je vous montre ici quelques pages… elles ne sont pas abouties, mais j’explore et je découvre et j’aime ça.

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Et si le collage vous attire vous aussi, n’hésitez pas : le livre d’Andréa est une très belle place pour commencer. Et j’aurais aussi plaisir à voir vos créations….

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Première sérigraphie
 La première sérigraphie de ma vie!!
Comme vous l’avez peut-être remarqué sur mon fil Instagram ou sur mes derniers billets par ici, j’ai une nouvelle obsession : la sérigraphie. Quand je dis obsession, je n’exagère même pas! Je suis passionnée par tout ce qui touche cette technique de près ou de plus loin, en particulier, à cette étape, par tout ce qui concerne le matériel, la façon de faire, comment imaginer des illustrations qui fonctionnent bien avec la sérigraphie… Je rêvais d’en faire depuis longtemps, avais acquis un petit kit Speedball il y a un peu plus d’une année, mais m’étais très rapidement découragée. Et puis, il y a un peu plus d’un mois,  je me suis décidée à suivre un cours à l’atelier genevois de gravure, même si cela implique partir à 16h de chez moi et y revenir à minuit chaque mardi soir pendant 6 semaines, pour trois heures de cours. Cela montre ma motivation (et oui, aussi, mon obstination!). Et c’est le coup de foudre. Je suis encore très excitée et j’ai souvent de la peine à penser à autre chose… Je me suis même sentie au départ un peu dépassée par trop de nouveautés, de choses à apprendre, à penser, à imaginer… mais cinq semaines plus tard, je réalise que « ça y est, les choses sont en place ». Je peux apprendre, je peux travailler, plus paisiblement.
Apron outfit

Ma tenue favorite en ce moment!

Donc, dans les grandes lignes, en ce moment :
  • Je m’organise et réorganise mon atelier de façon à pouvoir y installer un petit studio de sérigraphie. Je suis en train d’acquérir le matériel de base nécessaire et je suis impatiente de pouvoir me lancer.
  • Je néglige à peu près tout le reste : le dessin, ce blog, même Instagram et la cuisine… (mais en voie de reprise en main!)
  • Je suis les cours de Hilary Williams sur Creativebug, mais aussi cette classe sur Skillshare
  • Je lis Print Collective et Print Workshop, le premier ayant ma préférence en la matière… son seul défaut est peut-être d’être en anglais?

My hanging way

Mon système de séchage « maison »
Voilà donc mes obsessions du moment, ce qui me fait me coucher tard et me lever tôt! Je vous raconterai comment tout cela évolue… J’ai l’idée de réinvestir ma boutique Etsy avec une nouvelle rubrique « sérigraphie »!
La sérigraphie est un procédé d’impression qui permet d’imprimer, avec un pochoir, une image ou un motif en utilisant un écran entre l’encre le support. Ce n’est pas facile à expliquer (je n’y arrive pas encore à ce stade à satisfaction), mais si vous désirez en savoir plus, je ne peux que vous encourager à suivre le cours d’Hilary Williams sur Creativbug (voir ci-dessus). Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin pour commencer et elle explique ça très simplement.
Voilà… j’espère avoir inspiré quelques uns parmi vous! Belle semaine!
(et vous pouvoir voir ou revoir un petit peu du processus avec cette vidéo)

atelier genevois de gravure

Et voici une vue dans ma classe de sérigraphie

Sketchbook

Ces dernières semaines, je travaille dans mon sketchbook… et j’aime ça! En début d’année, j’avais consacré beaucoup de temps au travail à l’ordinateur, apprenant Adobe Illustrator et Photoshop : je suis devenue une vraie fan des courbes de Béziers! Mais progressivement, j’ai eu besoin d’autre chose. J’ai eu envie de papier, de crayon, d’encre et de plume. J’avais envie de jouer et d’expérimenter de nouvelles techniques, de créer quelque chose sans recherche de résultat, juste pour le plaisir de créer, pour le processus. Et j’ai décidé de suivre mon instinct et de me donner du temps, de faire de l’espace pour « quelque chose d’autre », sans but en tête. Cela ressemble à des vacances et… wow, c’est un bon sentiment! Je n’aurais probablement pas pu faire cette démarche il y  a une année seulement, cela aurait été trop hors de ma zone de confort, trop stressant, mais là, c’était ok…

Au même moment,  Sketchbook Skool était sur le point de lancer un nouveau cours et cela m’a fait tilt. J’avais envie de ça et j’ai foncé. C’était exactement ce dont j’avais besoin. Ce cours me donne une étincelle d’inspiration, m’enseigne une façon ludique et joyeuse de dessiner et m’enseigne de nouvelles techniques.

Si vous n’avez jamais suivi un cours à Sketchbook Skool, je ne peux que vous encourager à tenter l’expérience. C’est joyeux, très bien fait, avec un enseignement donné par de nombreux enseignants qui viennent de tous les coins de la planète.

Bien sûr, ce qui arrive souvent dans ce genre de situation, j’ai entendu parler d’un autre cours donné par Cat Bennett (cliquer sur le lien pour voir la vidéo d’annonce) et je n’ai pas pu y résister. Vous savez, quand votre coeur bat plus vite? J’avais envie de jouer, de jouer avec les lignes et les formes. Bien sûr, j’aurais pu le faire par moi même (quoique!), mais c’est si encourageant et rassurant de le faire avec Cat. Elle est une magnifique enseignante!

Cat Bennett

Je me suis donc également inscrite là… et j’avoue que c’était un très bon choix. Ces deux cours me donnent une structure et des repères dans ma semaine, ma dose d’inspiration. Et cela m’aide, parce que, oui, ça peut être intimidant de se retrouver seule face à la fameuse page blanche. Cela aide d’avoir des « devoirs » et quelques instructions. Vous voyez : hors de ma zone de confort, mais pas trop quand même!

Le challenge quand vous expérimentez ce genre de pratique est de garder le « singe » dans votre tête aussi loin que possible (je l’appelle mon singe, mais on peut parler d’hamster, de monstre, de surmoi, de voix, enfin, vous voyez de quoi je parle!?), de façon à être ok avec des « résultats moyens à mauvais » et éviter de tomber dans le piège de « mon dessin est raté, je suis nulle »! Ce n’est pas toujours facile, mais j’apprends. Si vous avez le même problème dans votre pratique (et je serais prête à parier que vous l’avez!), lisez le dernier livre de Danny Gregory sur le sujet (mais texte en anglais!):  « Shut Down Your Monkey, How To Control Your Inner Critic And Get More Done » ou, en français dans le texte : « Faites taire votre singe, comment contrôler votre critique intérieur et faire plus de choses ». C’est très intéressant et libératoire en même temps. Cela fait prendre conscience qu’on est tous dans le même bateau. Ce n’est pas parce que l’on pense qu’on est nul qu’on l’est et ce n’est pas parce que c’est difficile que cela n’est pas fait pour nous. Le singe qui me pose le plus de problème est celui qui demande : « A quoi ça sert »?. Ce n’est pas une surprise pour un type A comme moi, n’est-ce pas? J’ai besoin d’un but, d’un challenge… Mais le fait que tout en moi aspire à une pause, à une récréation. Ainsi, pour répondre à ce singe sans trop l’effrayer, j’ai imaginé une réponse de ce type : « C’est ok, tu n’as pas à t’inquiéter, il s’agit juste d’une pause, de vacances. J’en ai besoin et je l’ai bien mérité, non? Je serai de retour au « vrai travail » dans quelques semaines. Vois ça comme un beau cadeau que je me fais, ok? » et ces mots, miraculeusement, ont l’air de fonctionner plutôt bien. Ce singe s’est finalement calmé, suffisamment pour que je puisse continuer mes explorations.  Geranium

A ce point, ce que j’ai appris, c’est que les choses n’ont pas besoin d’être parfaites pour être belles et, plus que jamais, je réalise que le voyage est plus important que la destination. J’apprécie vraiment de jouer et d’essayer de nouvelles techniques ou de nouvelles approches. J’ai parfois le sentiment que je pourrais faire ça pour toujours et que cela serait suffisant! Pourquoi pas? Je verrai ce qui se passe. Cela pourrait d’ailleurs être mon mantra actuel : voyons ce qu’il se passe…

Je saisis l’occasion de ce billet pour vous dire que, désormais, je ne publierai plus des articles au rythme d’un par semaine. Ce blog et cet espace reste important pour moi, c’est une place où je peux partager mon travail, mes trouvailles et mes inspirations, mais je n’imagine plus l’alimenter de façon aussi régulière qu’auparavant. Ainsi, si vous désirez être averti quand je publie quelque chose, je peux vous suggérer de vous inscrire à ma newsletter? Je ne vous inonderai pas de spam, c’est promis! Une autre suggestion est de me suivre sur Instagram où je publie là généralement une photo par jour.

 

Merci pour votre soutien et votre amitié. Merci… d’être là! Mireille

 

J’ai fait quelques changements dans mon atelier ces dernières semaines, en particulier avec l’installation d’un bureau debout (pour l’ordinateur) et d’un fauteuil avec repose-pieds… Ca l’a toujours été, mais cet atelier est plus que jamais my happy place. Alors bienvenue! Avec le baratin habituel, qui ici prend tout son sens, ne prenez pas garde au désordre! Mais voilà, cet endroit est très, comment dire… vivant!

 

Mon atelier

My studio

my studio

my studio

Relaxing in the studio

Travailler avec consistance

Le bénéfice de travailler de façon consistante et régulière

Le bénéfice d’un travail consistant et régulier est énorme, même si c’est juste un petit peu chaque jour.

J’ai longtemps travaillé en me mettant à fond dans un projet et négligeant par là d’autres aspects importants de mon travail. Depuis que je pratique mes dailies, j’ai commencé à voir les choses autrement. Je trouve si précieux de voir le résultat de mon travail grandir dans tous les domaines qui me sont importants. Je ressens d’une façon très tangible mes progrès et cela est vraiment très stimulant et encourageant, même si cela me demande de la discipline et parfois un peu de courage. Mais ça vaut la peine. De travailler régulièrement me donne une solide routine et cette routine me donne une base solide sur laquelle construire mes journées et mon travail. Elle réduit mon stress et me donne confiance.

Actuellement

Je travaille sur quatre aspects que me semblent vitaux en ce moment :

  1. Dessiner dans mon sketchbook
  2. Ecrire en anglais (pour la version anglaise de ce blog)
  3. Apprendre et pratiquer la peinture digitale sur Photoshop et Illustrator
  4. Prendre le temps de m’organiser et de lire

Pratiquement

J’essaie de consacrer une heure et demie par jour pour ces quatre points, ce qui ne représente que 20 minutes pour chacun d’entre eux. C’est de la discipline, mais c’est très gratifiant. Parce que j’ai compris que rien ne peut remplacer la pratique. Ce n’était pas quelque chose de si évident à reconnaître. Je le savais théoriquement, mais je pensais quelque part que certaines personnes avaient tout simplement plus de talents et que tout simplement, j’en avais moins. Mais j’ai découvert qu’il n’y a pas de raccourci : chacun doit pratiquer, pratiquer et pratiquer, même les plus talentueux d’entre nous. Je pense que le seul vrai talent consiste à persévérer et travailler jour après jour. A la fin, oui, cela peut donner l’impression que le résultat est facile, fait sans effort, mais ça n’est juste qu’une impression! Chaque chose qui est importante pour soi demande du temps et des efforts et peut-être est-ce précisément cela qui nous les rend si importants, non?

J’aime infiniment l’idée que de grandes choses se construisent un jour après l’autre. Il semble qu’on surestime très souvent le travail que l’on peut réaliser en une journée, mais qu’on sous-estime celui qu’on peut accomplir en un mois. Alors oui, mes 20 minutes consacrées à dessiner ou à écrire ne paraissent pas énormes à l’échelle d’une journée, mais à la fin d’une semaine, d’un mois… cela commence à véritablement ressembler à quelque chose, non? Et ce sentiment de construire quelque chose est tellement délicieux que c’est lui qui me pousse jour après jour à me remettre au travail.

Allez, bonne semaine à chacun!

Photo credit : Death to stock

Sketchbook : une page

Le travail dans mon sketchbook

Durant le mois de février, je me suis engagée à travailler dans mon sketchbook. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est important pour moi de me mettre au travail. Et pour moi, travailler = dessiner dans mon sketchbook. Je procrastine très peu, j’aime que les choses à faire et plus que tout qu’elles soient faites. Mais quand il s’agit de dessiner, je suis tentée de procrastiner. Parce que le sketchbook peut être intimidant, il peut me faire sentir inadéquate, insuffisante, pas suffisamment douée, voire me faire sentir carrément mal. Et bien sûr, je ferais tout alors pour ne pas me sentir ainsi. Le problème est que je sais pertinemment que c’est là ce que je DOIS faire, que dessiner est ce qui est le plus important dans ma pratique. Je le sais. Je sais aussi que quand je dessine tous les jours, je progresse beaucoup et même assez vite. Ainsi, avant tout, je dois faire taire mon fameux critique intérieur (parce que, bien sûr, c’est LUI qui me dit toutes ces choses négatives qui me font me sentir mal).

Me mettre au travail

Alors je me suis engagée et j’ai commencé. C’était une bonne chose… pas toujours amusant et facile, mais une bonne chose. J’ai commencé courageusement avec cette règle : je dessine chaque jour une demi heure. Je trouve que les choses sont plus faciles quand les règles sont claires! Mais rapidement, j’ai réalisé que je n’étais pas satisfaite comme je le voulais. Et j’ai opté pour dessiner une heure par jour. En fait, j’avais envie d’un dessin terminé par jour et j’avais le choix entre :

  1. Dessiner une composition moins complexe
  2. Passer plus de temps à dessiner

J’ai donc choisi la seconde option et je suis plutôt contente à ce stade (même si la première n’est pas toujours une mauvaise solution, ça peut même être très intéressant de se donner plus de contrainte et de faire avec..). Pour ajouter un peu d’excitation, je me suis offert un tout nouveau Moleskine, spécialement pour le dessin, avec du papier plus épais. C’est bête, mais ce genre de chose me stimule toujours d’une façon surprenante!

 

Que dessiner?

J’ai donc commencé à dessiner. Très rapidement est venue la grande question : que dessiner? Et cette question n’en est pas une de si facile. Comme je l’ai mentionné il y a quelques semaines, commencer par recopier un artiste que l’on aime est toujours une bonne place pour commencer. Mais bien sûr, très vite vient l’envie de s’émanciper! Mais alors quoi…

Le premier pas a consisté pour moi à lister les choses que j’aime dessiner ou que j’aime tout court.  J’ai donc fait une liste… la voici :

  • Le quotidien
  • Famille
  • Jardin
  • Maison
  • Fête
  • Saisons
  • Temps
  • Rue
  • Fruits et légumes
  • Cuisine
  • Vacances
  • Vintage, rétro
  • Habits, garde-robe
  • Grenier
  • Tiroir
  • Etagère
  • Forêt
  • Salon
  • Balcon
  • Café, restaurant
  • Vaisselle
  • Voyage
  • Oiseaux
  • Fleurs

Je pourrais continuer encore et encore pour un moment, mais je pense que vous avez saisi? Avec ces mots, mon imagination peut se déployer. Je peux jouer avec eux, les associer, jouer des proportions, des couleurs… Ils sont une étincelle dans mon imagination.

Dictionnaire visuel

Collage

Une autre façon de stimuler mon imagination est de partir d’une photo ou d’un objet. J’en choisi deux ou trois et je construis ma composition autour d’eux. Un lot d’images peut permettre des « accidents heureux », en tout cas des associations inattendues et stimuler l’imaginaire. Après avoir testé plusieurs façon d’organiser mes données et mes images, je suis déterminée d’avoir recours à la plus simple qu’il y ait : découper mes images et les placer en vrac dans une boîte et de piocher dedans un peu au hasard quand je recherche de l’inspiration. Pas une mauvaise idée, non?

Ainsi, je suis en train de me construire mon répertoire, de suivre le fil des choses que j’aime et que j’aime dessiner. J’essaie de me « fabriquer » mon répertoire visuel à moi. Je dois admettre que c’est une étape plutôt excitante. C’est un peu comme de se poser la question : quelle est l’histoire que j’ai envie de raconter?… Ca n’est pas la pire question à laquelle j’ai eu à répondre!

Si vous avez envie d’en voir un peu davantage sur mes pages de sketchbook, une bonne idée est de me suivre sur Instagram….

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