Category

Atelier

Category

Dailies : my sketchbook

Les dailies…. Qu’est-ce que ç’est?

J’ai lu dernièrement le livre de Todd Henry : « Louder than words », qui parle de trouver sa voix. Je le trouve intéressant à plus d’un titre, mais un passage en particulier m’a interpelé, celui où il parle des dailies. On pourrait traduire le mot dailies par « les quotidiennes » en français, des activités que l’on fait tous les jours. Les moines ont ces traditions. Ils ont un ensemble de pratiques qu’ils font quotidiennement, qui comprennent : corvées, prières, méditations,… Peu importe si ils en ont envie, si ils sont fatigués, si ils ont d’autres choses à faire, si ils sont motivés, peu importe, ils pratiquent ces activités quotidiennes. Faire une chose chaque jour est le meilleur moyen pour progresser dans un domaine, parce que, on l’a entendu des milliers de fois, mais je pense que c’est vrai, la persistance dans une pratique est la clé.

Consistance

Il y a des activités dans lesquelles je me suis déjà engagée sur une base quotidienne : poster une image sur Instagram, m’engager dans les réseaux sociaux, mais j’étais hésitante à m’engager sur d’autres choses, parce que j’ai déjà si souvent le sentiment de manquer de temps pour travailler dans mon atelier. Je suis quelqu’un d’assez disciplinée et je pensais honnêtement que je travaillais de façon suffisamment concentrée et consistante pour ne pas avoir à m’engager dans d’autres dailies. Mais, après avoir lu ce livre, j’y ai repensé différemment.

J’ai pensé à trois aspects de mon travail que j’aimerais améliorer et sur lesquels j’aimerais travailler : le dessin dans mon sketchbook, le dessin digital et pratiquer mon anglais. Cela fait partie des activités qui sont indispensables, mais néanmoins non « urgentes ». J’ai tendance à les faire « quand j’ai fait tout ce que je devais faire »… donc très irrégulièrement et en tout cas pas sur une base consistante. J’ai eu envie de faire de la place pour ça, de m’organiser différemment et de donner une chance à cette pratique des « dailies ». J’ai donc choisi de consacrer une demi heure pour chacun des trois aspects que je viens d’énumérer. Je dessine une demi heure, puis je dessine digitalement et je finis par écrire en anglais. J’ai été très rapidement convaincue.

Je suis d’abord bluffée par la somme de travail qui peut être accomplie à coup de demi heure. Sur le moment, ça ne semble pas énorme, mais à la fin de la semaine, ça fait plusieurs heures de pratique. Mais aussi, je reconnais qu’en quelques semaines, j’ai le sentiment d’avoir fait beaucoup de progrès. J’ai pu le constater dans ma pratique « écrire en anglais ». Je voulais pratiquer dans l’idée de commencer mon blog version langue de Shakespeare. Très rapidement, j’ai eu le sentiment que ça devenait plus naturel. Je n’arrive pas à juger de la qualité de mes textes, mais au moins j’ai le sentiment de progresser, de prendre confiance et que « ça vient… ». Idem avec la peinture digitale. Je savais comment faire, mais la pratique rend le processus plus facile. Ainsi quand on dit que la consistance dans une pratique est la clé… c’est juste!

Les avantages d’une pratique quotidienne

Je peux encore ajouter qu’une pratique quotidienne aide à rester dans ce qu’on est en train de faire. J’ai déjà pu constater que si je dessine un jour, puis j’attends trois-quatre jours avant de reprendre mes feutres, je peine un peu à me remettre dans le processus. C’est probablement le grand avantage d’une pratique quotidienne, c’est de rester dans le mouvement, de suivre un chemin. D’un jour à l’autre, on sait où on se trouve, il n’y a pas besoin de le chercher. De plus, il n’y a pas autant d’attentes sur un dessin quotidien par rapport à, par exemple, un dessin par semaine. Si un jour le résultat n’est pas si bon, il peut l’être le lendemain. Ca aide, ça permet de relativiser un peu…

Mon objectif est de maintenir cette pratique au long de 2016 et je serais prête à parier qu’elle pourrait devenir la pièce maîtresse de mon travail. Elle évoluera certainement, les domaines à travailler risquent de changer, mais c’est ok. L’important dans le processus est de repérer ce qui a besoin d’être amélioré et d’y travailler régulièrement sur une période consistante. De même, je m’attache à ne pas être obsessionnelle de mes dailies. Je cherche à les respecter quotidiennement, mais ça n’est pas toujours possible et cela va aussi. C’est une direction et non une obligation. C’est important pour moi que ce système fonctionne pour moi et non contre moi.

 

Dailies : my sketchbook
Sketchbook

 

 

Logo

Vous l’aurez peut-être remarqué, depuis quelques jours, il y a un nouveau menu qui apparaît sous la rubrique Blog : une option en anglais! Vous avez peut-être déjà relevé mes tentatives de traduire mes publications en anglais, traduction que l’on pouvait trouver sous le texte en français. Mais j’étais insatisfaite. A ce moment-là, je cherchais à traduire littéralement mes textes : une traduction grossière dans google translation, puis des petites corrections que je faisais ici ou là quand les phrases ne me semblaient pas bien traduites. Je faisais cette démarche pour la plupart de mes articles, mais j’y renonçais pour les articles plus « costauds », ceux pour lesquels une traduction me semblait hors de portée. J’ai fini par abandonner ces dernières semaines…

Mais je restais convaincue que je devrais faire le pas à un moment ou à un autre. Avec les réseaux sociaux, les sites de vente comme Etsy et Redbubble, tout se passe en anglais. Je dois constater que la plupart de mes contacts se font en anglais. L’anglais vous ouvre vers le monde entier… Je tergiversais, j’hésitais : tu ne sais pas suffisamment l’anglais, tu n’y arriveras jamais, tu devrais plutôt… Enfin, vous voyez le genre de conversation dans ma tête!? Et puis, un jour, j’ai googlisé quelque chose comme : blog français versus anglais et je suis tombée sur cet article de Presse Citron. Et là, bingo! Ca m’a donné le coup de pouce nécessaire à me lancer. J’ai su que j’allais le faire. J’y ai travaillé depuis la fin de l’année passée et tout ce début d’année et… le voilà! Tout prêt à fonctionner.

Mon idée est de faire des articles différents. Je ne veux plus traduire littéralement du français à l’anglais. Ecrire directement en anglais est étrangement plus facile qu’une traduction ardue et souvent décevante. J’écrirai probablement sur les mêmes sujets, mais pas obligatoirement. J’avais envie de développer mon blog anglais davantage autour de mon processus et de mes inspirations, un peu comme je le ferais dans un journal de mon atelier, faire la part belle aux images (et camoufler dans la foulée mes lacunes en anglais!). Mais tout n’est pas encore complètement défini, je vais laisser ces deux espaces évoluer organiquement et je me réjouis de voir ce qui va naître de tout ça.

Allez y faire un tour et n’hésitez pas à me donner votre avis!

Mireille's Sketchbook

En ce moment, je suis dans une période « Helen Dardik ». Si vous ne connaissez pas cette artiste, visitez son site ici. Je suis attirée en ce moment par ses compositions, son style de dessin très particulier. Elle m’influence beaucoup en ce moment. J’aime la façon dont elle compose ses pages, l’équilibre, les pleins et les vides, son style de dessin très décoratif et créatif. J’aime son univers et son imagination.

Helen Dardik

Illustration et pages de sketchbook d’Helen Dardik

Durant les vacances de fin d’année, je me suis concentrée sur le dessin dans mon sketchbook et mes pages ont été largement inspirée par son travail. Même si elles sont complètement les miennes, je ne peux (ni ne veux) nier cette influence. Je sais que cela n’est pas toujours bien compris, mais ce n’est pas une mauvaise chose que d’être inspirée. C’est même un mythe que de penser que la création vient de nulle part. Nous apprenons des uns des autres, nous nous inspirons, nous copions pour progresser. C’est vrai pour tous les apprentissages, il n’y a pas de raison que cela soit différent dans la pratique de l’art. Picasso, lui-même, a dit : « Les bons artistes copient, les grands artistes volent! ». J’ai un peu de difficulté avec l’idée de vol, mais pas avec l’idée de copie. Je pense que copier est un bon endroit pour commencer. (lien article + widget en bas). A force de copier, on apprend comment l’artiste pense son oeuvre, comment il la compose, comment il résout les difficultés, quels thèmes sont abordés. Et ces enseignements sont infiniment précieux. On ne les apprend qu’ainsi. Bien sûr, la copie « copie parfaite » doit rester un exercice privé et ne doit en aucun cas être déclaré comme oeuvre personnelle, mais ça en reste un exercice très valable, peut-être même indispensable. Ensuite, la copie devient influence.

Mireille's sketchbook

Ainsi, je suis influencée par les oeuvres d’Helen Dardik. Cela m’a aidé à mettre des contours sur ce que je veux, ce que je cherche, ce que j’aime. Ca m’a donné un point de départ. Principalement en fait pour ce qui est de la liberté de composition. Parce que dessiner une chose, composer en est une autre. Comment faire tenir tout cela ensemble. Dardik m’a beaucoup appris, libérée d’une certaine façon. J’aime sa façon de convoquer son univers sur la page, sans soucis des proportions, en totale liberté. J’aime aussi l’équilibre de ses formes et de ses lignes, la balance entre les couleurs, le noir des traits et le blanc de la page. Alors, je l’ai copiée, puis l’ai laissée m’influencer. Elle n’est pas ma seule source d’inspiration, plusieurs autres artistes m’ont déjà accompagné et d’autres m’accompagneront encore. De chacun, j’apprends quelque chose qui me permet d’aller un peu plus loin et, doucement, mon propre style émerge, prend forme.

Mireille's sketchbook

A ce stade, j’arrive à dire que j’aime :

  • les formes solides – taches de couleurs
  • les lignes précises (même si j’aime aussi beaucoup les lignes hésitantes et tremblantes… ça n’est pas encore si clair pour moi)
  • le dessin très stylisé, presque graphique,
  • le dessin très simplifié, presque enfantin
  • le dessin de type doodling ou éléments de zentangle que j’aime amener en texture
  • dessiner aux feutres (Tombow brush-pen) et aux feutres noirs
  • les couleurs primaires, le noir et le blanc
  • quand je passe au dessin digital, mon outil de prédilection est la plume

Voilà. Tout cela ne fait pas un style, mais c’est un début qui signifie quelque chose pour moi. C’est rassurant et encourageant pour moi de prendre conscience de ma direction et de ce que j’aime. Tout cela prend du temps, demande beaucoup de travail, de discipline et de persévérance, mais cela vaut la peine et j’aime ça… travailler!

J’aimerais d’ailleurs vous parlez ici davantage de ce travail, de mon processus créatif et de mes inspirations… vous partager un peu de mon cheminement. Ca n’est pas si facile pour moi, dans le sens où c’est nouveau et inhabituel, mais je me réjouis de le faire et je vais apprendre à le faire. Ce que j’aimerais quelque part, c’est laissé ce blog évoluer vers un journal d’atelier, ou quelque chose comme ça. Merci d’être là et de me lire…

Belle semaine, Mireille

Pour aller plus loin : Austin Kleon, Voler comme un artiste

 

 

Aujourd’hui je voulais vous faire partager un peu de mon processus à l’atelier. Vous montrer comment je procède depuis le tout début, de mon sketchbook jusqu’à l’illustration finale.

  1. Je commence donc par dessiner. J’ai dessine la plupart du temps directement au feutre, noir de préférence, ce qui donne un meilleur contraste en vue de la phase de digitalisation. Je démarre souvent au feutre aussi parce que j’aime bien l’effet très spontané du trait. Mais il m’arrive également de dessiner les éléments principaux au crayon de papier et de repasser ensuite par-dessus au feutre. Je ne m’attarde pas trop sur des détails à corriger à ce stade, sachant que je pourrai le faire à l’ordinateur si nécessaire.
    In my sketchbook
  2. Ensuite la seconde étape consiste à passer au digital. Je vais donc scanner mon dessin à une assez haute résolution, environ 300 dpi. J’ouvre ensuite ce fichier avec Photoshop. J’y apporte les retouches nécessaires, soit modifier les niveaux, effacer les taches, faire ressortir au mieux le trait. Il ne me reste qu’à enregistrer mon image en JPEG . Et j’en ai déjà fini avec Photoshop et j’ouvre alors Illustrator.Fichier scandé Fichier scanné[/caption]
  3. Dans Illustrators, j’importe mon image, je la place dans mon document, en diminue la transparence de façon à ce que l’images n’apparaisse que comme une image en filigrane. Et puis, je commence à dessiner par dessus cette image à l’aide de l’outil plume. Le dessin n’est là que pour me donner un modèle et me guider, comme une référence.
  4. Une fois cette étape terminée, j’y suis presque! Mais cette étape de traçage peut être assez longue. Elle demande beaucoup de précision, mais j’avoue que si au départ je me suis souvent sentie un peu découragée par cet apprentissage, c’est une étape que j’aime à présent beaucoup.

     

  5. Et voilà : l’image est terminée. Une autre étape commence, celle de la rendre « utilisable », soit de l’enregistrer dans des formats prêts à être envoyés à des sites comme Redbubble, en vue de l’impression. Si j’adore l’étape « plume », cette étape-ci est plus compliquée pour moi. Elle est longue et parfois fastidieuse… mais elle fait partie du travail et elle est nécessaire!

Souris aux ciseaux

Une petite note sur mon choix de programme et sur Illustrator pour terminer: 

En ce moment (mais ça dure depuis quelque temps déjà), je suis très Illustrator-centrique. J’adore ce programme! Après avoir essayé plusieurs façons de faire, je pense avoir découvert avec la plume, mon outil préféré. Mes cours de graphisme n’y sont certainement pas pour rien. J’y ai appris à aimer la ligne presque pure, nette, bien dessinée, les belles courbes que permet cet outil. J’aime également Illustrators parce qu’il correspond probablement que j’attends de mes illustrations, c’est-à-dire beaucoup d’aplats de couleurs, des formes simples et des très nettes. Illustrators est également idéal pour la création de motifs. C’est très intuitif et créer un motif qui se répète en devient presque facile… une fois qu’on a compris le truc!
Voilà, j’ai été contente de vous montrer un petit aperçu de la façon dont je procède, un « behind the scene » dans mon atelier.

Je veux souhaite une belle semaine, Mireille

Abonnez-vous au tableau Photoshop, Illustrator de Mireille Marchand sur Pinterest.

en 2016

Allez, je me lance… en 2016, voici mon projet : j’écris l’histoire de devenir une artiste! C’est un beau projet, non?

C’est un projet que j’ai déjà passablement construit en 2015. Je pense que j’ai posé des bases solides, acquis les connaissances essentielles à ce projet. Mais à présent, il faut construire et de façon consistante. Pour donner le ton et commencer sur de bonnes bases, je vais suivre tout début janvier ce cours auprès de Lisa Congdon, une artiste que je suis et que j’aime depuis longtemps. J’avais déjà lu son livre et suivi quelques cours qu’elle donne sur Creativebug et… je suis fan. C’est une artiste très claire dans son propos, très pédagogue et percutante. Je me réjouis beaucoup de travailler davantage avec elle.

L’année écoulée me donne déjà une direction: j’aime particulièrement créer des motifs. Je vais donc continuer dans ce sens. J’aime l’idée d’imprimés, de répétition, de motifs à appliquer sur des objets. Je me sens inspirée par plusieurs artistes dans cette voie et, allez savoir pourquoi, mon coeur s’emballe quand je pense à ça : créer des motifs! Alors, je vais suivre mon coeur. J’ai pu acquérir les bases sur le logiciel Adobe Illustrator qui est l’incontournable quand on se lance dans le motif. Ca a été un apprentissage fastidieux, très technique, mais je savoure à présent le fruit de ce travail. Ce n’est pas un logiciel aussi intuitif et ludique que Photoshop, mais à présent que je me sens à l’aise avec la plume et le dessin vectoriel, j’aime et je recherche ses lignes nettes, ses courbes propres et ses aplats de couleur. Je vais donc développer ce style. J’aimerais pouvoir tout au long de l’année enrichir mes boutiques (particulièrement Redbubble) avec de nouveaux produits décorés de mes motifs. J’aimerais également redonner vie à ma boutique Etsy en y proposant des impressions de mes illustrations et autres motifs à encadrer. Voilà pour les grandes lignes. Je vous tiendrai informés de tout ça au fil de l’année par ici et sur ma page Facebook que j’aimerais davantage investir.

Et puis, en 2016, j’ai un projet dont je me réjouis aussi beaucoup : filmer une vidéo d’une seconde chaque jour! En fait, c’est une application qui propose cela et j’en aime l’idée. C’est toujours le même esprit qui est derrière Project Life, soit celui de documenter le quotidien, porter un regard attentif et positif sur sa vie. Le but est d’obtenir à la fin de l’année un mini montage d’un peu plus de quatre minutes qui passe en revue l’année 2016. J’étais titillée par la vidéo ces derniers temps et ce projet me donne l’occasion de m’y essayer. Si l’anglais ne vous fait pas peur, je vous suggère de regarder cette vidéo où l’auteur de l’application parle de son projet. Vous pourriez bien, vous aussi, vous laisser tenter…

Voilà pour les grandes lignes! J’ai découvert qu’une de mes grandes joies dans l’existence est de travailler à un projet. J’aime ça! J’aime tout dans ce processus, ou presque tout. J’aime l’idée du processus, du chemin à faire, des hauts et des bas, l’apprentissage, les choses à découvrir, les choix à faire, les étapes à célébrer, la patience à développer, la satisfaction d’avancer et de travailler à ce qui est important pour moi. Je me réjouis de pouvoir en partager un peu (ou beaucoup?) avec vous. Merci pour votre soutien et vos petits mots ici ou là, tout cela est incroyablement précieux et stimulant.

Et vous, quelle histoire aimeriez-vous écrire en 2016? J’adorerais en savoir davantage…

Belle année 2016 les amis! A très bientôt, Mireille

 

A little art : mon premier titre en anglais… yeah! Il y a quelques semaines, je découvre sur Instagram un nouvel hashtag #alittleart, avec une jolie photo : un bout de papier carré recouvert de traits au feutre noir. J’ai été intriguée et j’ai remonté le fil de cette idée.

A little art
A little art

La photo est celle de Petite Circus, une fille que j’aime beaucoup suivre sur Instagram. C’est une créatrice de motifs que j’ai découvert durant le cours que j’ai suivi à Make it in Design.

A little art, le principe

L’idée est de faire de l’art sur un petit bout de papier. Petit, voire très petit. De dessiner, de coller, de découper, d’assembler, mais créer quelque chose de petit, dans l’idée de pouvoir imaginer faire cela tous les jours, régulièrement. J’aime dessiner dans mes carnets,  mais il faut bien avouer que, logiquement, couvrir toute une page prend plus de temps que couvrir un petit bout de papier. Le concept a été développé par Victoria Johnson, une autre illustratrice de talent. Son idée à elle était de dessiner au quotidien et de publier ses petits dessins sur Instagram. Elle a invité ceux qui voulait se joindre à elle de le faire et ça a marché!

Ca marche parce que, pour l’avoir expérimenté, c’est une très jolie façon de dessiner au quotidien, de remplir un espace joyeusement. Le petit format permet probablement de passablement calmer l’esprit critique en soi. Il y a peu d’enjeu : ça n’est qu’un petit bout de papier, non? Et pas toute une page d’un joli carnet… L’espace est vite recouvert… je n’ai pas perdu trop de mon précieux temps. Ca m’enlève beaucoup de pression que je me mets habituellement, j’ai moins peur de « rater », d’expérimenter aussi du coup, de juste jouer pour jouer, m’amuser avec mes feutres et tracer des traits juste pour le plaisir de le faire, juste pour le processus. Et c’est drôlement stimulant de voir son petit tas de dessin grandir au fil des jours. Ca devient rapidement une bien jolie collection.

A little art, a Victoria Johnson's idea
A little art, a Victoria Johnson’s idea

IMG_3474012 IMG_3467007 IMG_3468008

A little art collection

Pratiquement

Vous en saurez plus en allant sur cet article écrit par Victoria Johnson pour expliquer son projet. Mais pour ma part, j’utilise un papier couleur crème, de 170g, ce qui donne une jolie tenue et permet d’utiliser à peu près n’importe quel média. Je coupe au massicot des carrés de 9 cm/ 9cm… et le tour est joué.

Si donc l’envie vous titille de dessiner un peu tous les jours, ce projet pourrait bien être le vôtre. Dites-le moi si vous vous lancez et si vous publiez d’une façon ou d’une autre via les réseaux sociaux : j’aurai du plaisir à vous suivre. Et n’oubliez pas d’ajouter le hashtag #alittle art!

Belle semaine!

Abonnez-vous au tableau Illustrations de Mireille Marchand sur Pinterest.

imprimés
Je travaille depuis plusieurs semaines à différents motifs et je trouve incroyablement stimulant de voir son projet imprimé de façon tangible, que ce soit joliment encadré au mur ou sous toute autre forme (comme une tasse). Je crois que j’ai toujours aimé le côté appliqué de l’art, je suis probablement artisane en ce sens. J’ai donc eu envie de faire un projet de motif en vue de l’imprimer et mon idée était d’imaginer… un papier d’emballage cadeau! J’ai cherché comment cela pouvait se faire, à qui m’adresser et découvert qu’il y a d’incroyables possibilités en la matière. Très tentantes pour tout dire…
J’ai donc commencer par commander ce qui était mon intention de départ et choisi Spoonflower pour le faire :
show_image
J’ai reçu ma commande et j’avoue que c’est top! Vivement Noël et ses cadeaux pour que je puisse l’utiliser! Chez Spoonflower, c’est aussi possible d’imprimer du tissus, dans différentes matières (jersey, coton,…).
Et puis, j’ai un peu creusé le sujet et découvert Society6. Là, on peut faire imprimer son image sur des Iphone cases, des coussins et autres tote bags ou joliment encadrer ses oeuvres. Je reconnais que c’est un peu cher, mais c’est de qualité. Comment je le sais? Parce que je me suis laissé tentée bien sûr! De voir ceci, il y a de quoi, non?
iphone
J’y ai du coup ouvert une petite boutique chez eux. Je n’y ai chargé peu de choses encore, mais je vous tiendrai au courant. Il suffit d’aller sous le lien Boutique du site.
Quelques autres liens que je n’ai pas testé, mais dont j’ai régulièrement entendu parlé et qui semblent bien!
  • Zazzle : pour des t-shirts, de la papeterie, des Iphone case, des stickers….
  • Scout Book : des carnets avec vos dessins

Si vous vous avez essayé avec d’autres sites, je suis preneuse et intéressée à connaître vos filons et… impressions!

Passez une belle semaine! Mireille

Abonnez-vous au tableau Surface Patterns de Mireille Marchand sur Pinterest.

Connaissez-vous le Kirigami? Je suis sûre, peut-être sans le savoir… sûrement sans le savoir! Vous vous rappelez ces flocons de neige découpés dans des papiers pliés ou les guirlandes de bonhommes se donnant la main… et bien, c’est du Kirigami! Il s’agit de techniques de pliage et de découpage du papier, techniques développées au Japon principalement. On peut trouver sur le net des patrons de Kirigami incroyablement sophistiqués, comme de la dentelle de papier. On le trouve aussi décliné en pop-up, ces papiers qui pliés et découpés deviennent objets en 3D. Mais le Kirigami peut aussi être magnifique de simplicité. Un papier plié en quatre, quelques coups de ciseaux… et le moment magique : celui où l’on déplie délicatement ce carré et qu’on découvre notre petite merveille découpée. Je ne me lasse pas de ce moment. Magie de la symétrie, du détails, des courbes et de la délicatesse de tout ça.
Comme je le disais dans mon billet de la semaine dernière, je suis beaucoup dans les formes plutôt que dans les traits. Je me suis donc assez naturellement mise à explorer les possibilités du Kirigami. Je ne sais pas encore exactement comment je vais utiliser cela, mais à ce stade, j’explore! Et, vous le savez, j’ai toujours aimé explorer. Je découpe mes fleurs, rajoute quelques feuilles , tente une composition. C’est peut-être ça que j’explore, c’est la composition, le jeu des pleins et des vides.

montage-psp

Si vous êtes tentés, voici un site incontournable : le kirgami project. Pas d’explication ardue, juste des shéma! Très bien faits, d’ailleurs.

the-kirigami-project-wk-27

Et puis, pour aller plus loin, il y a les livres. En voici quelques uns :
D’abord sur le Kirigami simple :
Jolie déco en Kirigami
Flocons de neige
Mobiles floraux en Kirigami

Et puis il y a le Kirigami en mode pop-up, avec deux très beaux livres :
Architectures en Pop-up
Paysages en Pop-up

J’espère que ces lignes et ces liens titilleront votre curiosité et vous inspirerons peut-être?
Belle semaine!

——————-

Do you know Kirigami? I’m sure you do, perhaps without knowing it… probably without knowing it! Do you remember those snowflakes paper cut or those folded paper garlands … well, that’s Kirigami! These techniques of folding and cutting paper have been developed principally in Japan. One can find on the net some incredibly sophisticated Kirigami, as if it’s a lace made of paper. One can also find it in pop-up way, in a 3D paper object. But Kirigami can also be beautiful of simplicity. A folded paper, some scissors … and the magic moment happens: when we gently unfold the paper and discover a little wonder. I never get tired of this moment. Magic, because of the symmetry or maybe of the details, the curves and delicacy of this piece of art.

As I said in my post last week, I am much in the shapes rather than in the lines in the moment. So I got up rather naturally to explore the possibilities with Kirigami. I do not exactly know how I’ll use it, but at this stage, I explore! And, as you know, I love exploring. So I cut my flowers, add some leaves, attempt a composition. This may be the reason : I explore compositions and play with solids and empty spaces.

If you are tempted, here is a must-go website : the kirgami project. No quirky explanations , just drawing! Very well done, indeed.

And then, to go further, there are some very nice books. Here are a few:
First on the simple Kirigami:
Adult cute cut paper design
Butterfly in Kirigami
Mobile in Kirigami (in japanese)

And for the Popup books :
Architecture in Popup (french edition)
Paysage en Popup (french edition)

So, I hope you will be inspired to fold and cut your paper…. Have a nice week!

null

Je me suis toujours considérée comme une artiste avec une approche plus « ligne » que forme du dessin. Mais depuis quelques temps, je cherche davantage la simplification, j’aspire à simplifier l’objet jusqu’à sa plus simple expression. Capter l’essence, styliser l’objet en fait. Ca paraît simple et ça ne l’est pas, pour moi en tout cas! Je me heurte à mon habitude de la précision du trait… J’ai tenté le « blind contour », soit dessiner en regardant l’objet et non son dessin, dessiner avec la main gauche. Tout cela m’aide à simplifier, mais j’ai découvert l’application Fiftythree sur Ipad (et depuis peu sur Iphone également) et son (mon!) outil magique : le pinceau de remplissage. J’en abuse. J’adore dessiner avec cet outil. Ca me permet d’explorer et de jouer des formes en toute simplicité. Exit les détails avec cet outil, pas de place pour le détail, pas de soucis de remplissage-coloriage. Juste la forme, le volume. Et je m’éclate. Je retrouve le plaisir de juste envie de croquer une fleur, une feuille, un arbre, un objet ou même un personnage. C’est une approche « fast and furious »… C’est très fun. C’est aussi magnifique pour tester des compositions, des motifs, voir comment cela peut fonctionner. En fait, probablement, c’est un très bon outil pour tester et explorer, l’équivalent du croquis sur le papier. J’ai vu certaines oeuvres faites avec cet outil qui sont bluffantes, mais ça n’est pas forcément ce que je recherche, pour l’instant du moins. J’utilise Fiftythree comme point de départ, d’exploration de la forme et de la mise en page, puis j’affine sur papier ou à l’ordinateur. Ou pas. J’avoue que je peux passer du temps juste pour jouer, pour tracer des traits, les effacer, les recomposer, jouer à l’infini. Je vous propose de jeter un oeil à cette courte vidéo où l’artiste Shantell Martin introduit le cours qu’elle donne sur le sujet à Skillshare. Il n’y a pas d’explication, mais juste une démonstration qui pourrait bien vous encourager à donner une chance à cette application!

 

A savoir peut-être encore que Fiftythree propose un stylet particulier pour leur application. Il n’est pas indispensable, on peut tout aussi bien dessiner avec le bout des doigts ou un stylet classique. Mais j’avoue que le Pencil apporte un précision et un confort du geste qui est intéressant.

En voilà quelques exemples (que vous pouvez trouver régulièrement mis à jour sous la rubrique Sketchbook du portfolio). J’assume assez bien le côté enfantin des formes simples à ce stade. En fait, j’aime et je recherche ça, vous l’aurez compris. J’ai envie juste là de suivre ce fil-là et de voir où il me mène.

null-3 null-2

Alors, tenté par Fiftythree?….

—–
I have always considered myself as an artist with a « line » approach rather than a shape one. But lately, I was looking after simplification, wearing to simplify the things I was drawing to its simplest expression. My goal is to capture the essence of the object and to stylize it. It sounds simple and but for me, it is very complicating! I have to cope with my habit of the line’s precision… I regularly try the « blind contour » drawing or even draw with my left hand. All this helps me a lot to simplify and go to the essential, but then… I discovered the FiftyThree application on iPad (and recently also on Iphone) and the (my!) Magic tool: the fill brush. I abused of it. Seriously, I do love to draw with this tool. It allows me to explore and play shapes with ease. No place for the detail. Just the shape, the volume. And I’m having fun! It’s a « fast and furious » approach … The application in itself is a great tool to test compositions, try new patterns, see how it works in an easy way. In fact, I’ve seen some great works, lots of details and precision, made with this tool, but it is not necessarily what I’m looking for now. I used Fiftythree as a starting point for exploration and I refine the result on paper or on computer. Or not. I confess that I can spend time just to play, to draw lines, erase, redial, play forever.

Just let you know that FiftyThree offers a special Pencil for their application. It is not essential, you can draw with your fingertips or a conventional pen. But I admit that the Pencil brings precision and comfort in the gesture which is very interesting.

These are a few exemples made with my Fiftythree app. You can see them on a regular mode in the Sketchbook Portfolio section. I assume quite well the childlike look. In fact, it is what I’m looking for at the moment. At this stage, I just want to follow this thread and see where it takes me….

So, tempted by FiftyThree?

 

An Online Skillshare Class by SHANTELL MARTIN

850

Après l’article sur le travail à la planche à dessin, voici donc comme promis celui sur l’organisation du travail à l’ordinateur… Je dois d’abord vous avouer que j’aime vraiment, vraiment beaucoup le travail à l’ordinateur. Je dirais que c’est un peu mon média à moi. J’aime le dessin, le trait, mais je n’ai pas un goût très marqué pour la peinture. Par contre, mettre de la couleur à l’ordinateur, c’est un bonheur! J’aime ça. Mais l’ordinateur a ses pièges et peut être source de frustrations terribles si on n’apprend pas à les éviter. J’apprends donc et vous partage ici quelques réflexions et quelques pistes….

Le piège n°1 pour moi est que l’ordinateur fonctionne comme mon cerveau : très vite, passant rapidement d’une chose à l’autre…. « ah, oui, je pourrais faire ça, oh et puis vite ça, et puis comment on fait ça déjà, ah, et puis vite un tour sur ma messagerie… ». C’est un mode de pensée en mode rapide qui est peu satisfaisant au final. J’ai souvent un sentiment d’urgence renforcé, comme si tout devait être fini avant même d’avoir commencé.

Je tombe souvent, très souvent dans ce piège qui consiste à penser que le travail à l’ordinateur doit être « vite fait ». C’est vrai ça, non? Il suffit de quelques clics par ci, quelques clics par là et ça devrait être parfait… Mais ça ne fonctionne pas comme cela. En tout cas pas si souvent et ça peut même devenir très frustrant. J’ai donc appris que je dois mieux évaluer le temps dont j’ai besoin pour aboutir mon travail. Du mieux que je peux, je me pose la question : combien de temps ai-je à disposition? Combien de temps suis-je prête à investir? Combien de temps aurais-je à priori besoin (et cette estimation devient plus facile avec le temps). Eviter de foncer tête baissée sans réflexion préalable donc… Savoir ce que l’on veut, imaginer comment s’y prendre, organiser son travail. Une fois de plus, je pense que l’organisation en amont est importante pour rester saine d’esprit! Etre préparé à ne pas y arriver « du premier coup », accepter l’idée de chercher… Et célébrer les nouvelles victoires!
Le piège n°2 est en lien bien sûr avec le n°1 et ma dernière remarque : il m’est souvent difficile d’avoir une réflexion élaborée à l’ordinateur. Je fonce, je fais, je réagis, je m’obstine, je m’entête, je dois trouver une solution… Il y a un recul qui est plus difficile à prendre. Est-ce le côté immatériel, non concret du travail à l’ordinateur, est-ce l’inexpérience? Toujours est-il que l’ordinateur tend à renforcer mon côté obsessionnel et que je dois être très attentive à amener de la réflexion et du recul dans mon travail pour éviter d’aller droit dans le mur.

Si l’on ajoute à cette difficulté d’élaborer une réflexion, le risque de dispersement que peut amener nos multiples fenêtres ouvertes, nos avertissements de messages et autres alarmes, la concentration et l’attention deviennent difficile. Beaucoup de spécialistes conseillent à présent la mono-tâche en encourageant à travailler en mode plein écran. Une seule fenêtre à la fois. C’est à tenter… c’est en tout cas bien de tendre à quelque chose qui ressemble à ça. La concentration, le focus, c’est aussi bon pour l’esprit et c’est tellement plus satisfaisant.
Le piège n°3 est peut-être l’aspect très « orienté résultat » de l’ordinateur. On accepte (plus ou moins) de jouer à la planche à dessin, on sait que ça fait partie du jeu qu’une partie de tout cela finisse au fond de la poubelle. Ca réveille une part d’enfant. A l’ordinateur, je trouve cela moins naturel. L’ordinateur se doit d’être efficace, demande un résultat, et rapide! Pourtant ici aussi (et peut-être plus encore), il y a des « happy accidents »: une manipulation qui ne donne pas le résultat voulu, mais qui est drôlement intéressant, voire même beaucoup mieux! Donc, jouer, se donner de l’espace et du temps pour le jeu ici aussi. Se donner le droit d’essayer, de tenter, de s’amuser. Enregistrer le projet dès le début, sauvegarder souvent, sauvegarder les nouvelles versions sous un autre libellé. Cela autant de fois que nécessaire… au final, le jeu ici est tellement plus facile, a tellement moins de conséquences définitives que sur la feuille de papier.
Le piège n° 4, mais j’aurais pu tout aussi bien pu le mettre en première position : l’ordinateur est chronophage! Le nombre de fois où je pense « vite faire un truc de dix minutes » et où je me retrouve deux heures plus tard toujours derrière mon écran à tenter ce truc (ou un autre et puis encore vite un autre…). Ca c’est le piège ultime pour moi et pour ma nuque! Là aussi, organiser le travail, tenter d’être claire sur ce que je veux faire et dans quel espace temps est essentiel. Pour m’y aider, je vous avoue mon astuce ultime : je mets la minuterie! Ce geste me permet de prendre un mini engagement vis-à-vis de moi-même (quand ça sonne, je fais une pause), cela me donne une perception concrète du temps qui passe (il faut une minuterie qui fasse tic tac!!), cela rythme et structure un travail qui autrement a vite fait de prendre beaucoup trop de place.Si pour le travail à la planche a dessin, le plus gros challenge c’est de s’y mettre et de commencer, pour le travail à l’ordinateur, le plus gros challenge serait plutôt de s’arrêter!
Voilà donc mes stratégies pour limiter les frustrations et pour un travail à l’ordinateur qui soit satisfaisant! Ca me demande passablement d’auto-discipline, mais j’apprends! Et je tente de me donner le temps d’apprendre…

Et vous? C’est la même chose pour vous? Quelles sont vos stratégies? Je serais curieuse d’en savoir plus!

Cet article marque le début de la pause estivale pour ce blog. Je publierai ici ou là quelques photos, des illustrations et quelques pensées à travers l’été, mais un peu en dilettante, sans contrainte… c’est le charme des vacances, non? Ca ne m’empêchera pas de travailler un peu et de vous préparer une petite surprise… Je vous en dirai plus à la rentrée!

Je vous souhaite un bel été, beaucoup de douceurs et de repos et me réjouis déjà de vous retrouver vers la mi août! Bel été et merci d’être là!

planche

Je voulais, avant la pause des vacances d’été, écrire deux articles sur le travail à l’atelier : l’un sur le travail à la planche à dessin et l’autre, pour la semaine prochaine, sur le travail à l’ordinateur. Je ne vais pas aborder ici l’aspect technique, mais plutôt l’aspect organisationnel et autour de l’état d’esprit à cultiver, des pièges à éviter.

Donc, pour aujourd’hui, la planche à dessin. Travailler à la planche à dessin demande à priori très peu de choses : du papier, de quoi dessiner ou peindre (pour moi, c’est simple : crayon et feutres noirs d’épaisseurs diverses). Et puis, surtout, d’un peu de temps devant soi. J’avais écrit un article sur le processus créatif où je parlais déjà beaucoup de la difficulté de commencer justement. Aujourd’hui, je vais plutôt développer l’état d’esprit à cultiver. C’est, après celle qui consiste à commencer, probablement ce qu’il y a de plus crucial. Je pense qu’on est beaucoup, voire tous, à avoir un critique intérieur très puissant. qui parle très très fort, qui juge approchant tout ce que l’on pourrait tenter oser de faire. Et ça, c’est destructeur de façon générale, mais encore plus ici, dans le travail à la planche à dessin. Parce que pour oser commencer, travailler, essayer, se risquer, il faut développer de la bienveillance envers soi-même et envers son travail, beaucoup de bienveillance. Ca n’est pas facile. C’est en cela que le travail à la planche à dessin est difficile : cela signifie en gros affronter ce critique intérieur. C’est là tout le challenge à mon avis. Ce travail implique de garder du mieux qu’on peut son critique intérieur très loin de soi, se donner le droit de « pétouiller », de faire des erreurs (ça c’est essentiel!), de ne pas « faire joli », d’apprendre, de ne pas savoir, de perdre son temps. J’ai beaucoup appris à ce sujet à mon cours de graphisme. Etrangement, c’est peut-être ce que j’y ai appris de plus important : développer une idée prend du temps, alors, on y travaille. Passer deux heures devant son bloc de papier et dessiner, faire des croquis, reprendre, passer à autre chose, puis y revenir, développer, avoir envie de s’arrêter, se dire qu’on n’a plus d’idées, regarder autour de soi et puis, une nouvelle idée, l’essayer, essayer encore et encore. Et recommencer. Et que ça soit normal!

Pour m’entraîner à tout cela à la maison, quand ce n’est pas si facile de mettre deux heures à part pour griffonner du papier, j’ai développé deux-trois astuces qui me permettent de m’installer derrière mon bureau :

  • Se fixer un temps pour travailler. Le prévoir dans son planning. Prévoir aussi le temps que je vais y consacrer. Deux heures, c’est le plus souvent un peu trop ambitieux. Mais une heure est extra : suffisant pour pouvoir s’impliquer dans la pratique, mais pas trop pour ne pas oser s’y lancer!
  • Prévoir une bonne tasse de café au lait!
  • Savoir ce que je vais travailler à l’avance. J’ai eu ma période fleurs et plantes (apprendre à les styliser, à jouer avec leurs formes), puis ma période mains, puis le corps humain en général, les mouvements, imaginer des personnages. En ce moment, je suis très « maisons ».
  • Organiser aussi la méthode , en variant le type de dessin : dessin d’observation (soit à partir de la réalité ou de photos), dessin de mémoire ou un peu des deux.
  • Faire des pauses. C’est plus important que ça en a l’air… Prendre un peu de recul permet de ne pas tout jeter ou de s’orienter un peu différemment.

Etre bienveillant, c’est accepter que dans ce processus il y a beaucoup de déchets. Pour un bon croquis, il y en a généralement beaucoup de moins bons. Et c’est ok. Même si, avec le temps, je découvre que même un croquis un peu décevant peut être retravaillé, découpé… on peut tout aussi bien décalquer une partie intéressante et améliorer ce qui peut l’être. Donc, idéalement, avoir autour de soi : photocopieuse-imprimante, papier calque et ciseaux. Et je ne parle pas ici de ce qui peut être fait à l’ordinateur… Donc, attention de ne pas avoir de jugement trop hâtif et de jeter à tout va. L’idéal est de regarder ses croquis quelques jours plus tard, avec un peu de recul…

Et puis se dire aussi, qu’avec le temps, ça devient plus facile. On développe petit à petit une forme de confiance en soi, en son travail. On réalise très concrètement que notre technique évolue, que sa main devient plus sûre. On apprivoise probablement un peu tout cela et le critique surtout, en tout cas certains jours. Ce qui est un gros progrès!

La semaine prochaine, je vous parlerai du travail à l’ordinateur, qui a d’autres règles et d’autres pièges…


« Beginning » at Sketchbook Skool from Sketchbook Skool on Vimeo.

Une des choses que je préfère probablement sur Internet, c’est la possibilité de suivre des cours en ligne. Il y a sur la toile mille possibilités pour satisfaire sa curiosité et son désir d’apprendre. J’ai trouvé ces dernières années à suivre des cours de grande qualité, parfois sur des sujets pointus et ceci à un prix très abordable. Je ne vais pas vous donner dans ce billet une liste exhaustive des cours possibles bien sûr, mais vous donner quelques liens vers des sites auprès desquels j’ai suivi un ou plusieurs cours. Premier avertissement, risque d’addiction!

Ces cours sont parfois donnés sous forme de documents à télécharger, mais le plus souvent sous forme de vidéos. Second avertissement : comprendre l’anglais est pratiquement indispensable dans ce processus! La plupart des enseignants soignent leur anglais et sont plutôt faciles à comprendre, mais ça demande quand même une bonne base dans la langue de Shakespeare. Je n’ai malheureusement aucun lien de cours en ligne en français. Je n’en ai jamais trouvé ou plutôt ils n’ont jamais croisé ma route. Si vous en connaissez, n’hésitez pas à me le faire savoir, je rajouterai volontiers une note à ce billet. Il y a des cours qui sont proposés à des périodes définies, avec des leçons postées à certaines dates. Et il y a en a d’autres qui sont accessibles en tout temps, selon votre propre disponibilité. Les deux approches ont leur avantages et inconvénients. Généralement, les cours à dates précises peuvent également ensuite être accessibles en tout temps. Donc, pas de contraintes trop strictes en terme « emploi du temps ».

Les cours que j’ai suivi retracent mes « périodes », reflétant mes intérêts du moment.
Alors, alors… il y a : 
Studio Calico pour le scrapbooking en particulier, mais tout ce qui touche à l’art du papier en général.  Ce sont des petits cours bien faits et très accessibles. 
Big Picture Classes, toujours dans le registre du scrapbooking et de Project Life. J’y ai suivi un cours sur la photographie au quotidien.
– Il y a encore les petits cours de Carla Sonheim sur le dessin décomplexé
– Il y a ceux de Xanthe dont je vous ai parlé la semaine dernière. J’ai suivi le mini cours sur les vidéos pour Instagram. Mais la tentation est grande pour le plus grand sur les Time capsule. Je suis fan!
– Et puis, celui que j’adore en ce moment : Sketchbook Skool. Cest une école de « sketching », axée donc sur le dessin de la vie croquée dans un carnet. J’ai suivi le premier cours « Beginning » (vidéo en tête de ce billet) il y a quelques mois et vais commencer un des suivants « Storytelling ». Ces cours se déroulent sur six semaines. Chaque vendredi, un nouveau « professeur » nous présente sa façon de travailler. C’est une occasion unique de voir ces artistes en action, de découvrir leur façon de penser, de voir et de travailler. J’aime beaucoup. 

Les cours en ligne, c’est une jolie façon d’avoir accès à des sujets variés et intéressants, de découvrir de nouveaux territoires, loin des cours traditionnels de dessin ou de peinture, ceci sans habiter dans une métropole. Ils sont devenus ma façon de continuer à apprendre, de découvrir de nouvelles choses encore et encore… Je puise là toute la stimulation et une partie de l’inspiration dont j’ai besoin.
Vous aurais-je donné envie? Belle semaine!

—————
One of the things that I probably prefer on the Internet is the ability to take online courses. There are thousand possibilities to satisfy one’s curiosity and desire to learn. I have followed in recent years high-quality courses, sometimes with specialized subjects and this at a very affordable price. I will not give you in this post a complete list of possible courses, but some links to sites where I followed one or more courses. Warning : risk of addiction!.
These courses are sometimes documents to download, but usually they are videos. Some courses are proposed for a defined periods, with lessons posted on certain dates. And there are others that are accessible at any time, according to your own availability. Both approaches have their advantages and disadvantages. Generally, the courses at specific dates can also then be accessible at all times. So not too strict constraints in schedule term.
The courses I followed  reflect my current interests. So then … there are:
Studio Calico for scrapbooking in particular, but everything related to the art of paper in general. These are small courses well made and very accessible.
Big Picture Classes, also for the scrapbooking and Project Life. I took a course about the photography in the everyday life.
– There are the short courses of Carla Sonheim on the art of silliness
– Xanthe‘s courses I’ve mentioned to you last week. I followed the mini course on videos for Instagram. But the temptation is great for me to follow the largest one on Time Capsule. I am a fan!
– And the one I love right now: Sketchbook Skool. This is a school of « sketching ». I followed the first course « Beginning » a few months ago and will begin the next one « Storytelling » this Friday. These courses take place over six weeks and every Friday a new « teacher » presents his way of working. This is a unique opportunity to see these artists in action, to discover their way of thinking, seeing and working. I love.
Online courses are a nice way to have access to varied and interesting topics, discover new lands, away from traditional courses of drawing or painting, and this, without living in a metropolis. They became my way to continue learning, discovering new things … I found there all the stimulation and part of the inspiration I need.
Would I have given the craving? Beautiful week !


Pour rendre une photo intéressante, il faut souvent recadrer, focaliser. Je trouve ça intéressant, même un peu philosophique. Le fait de porter son attention sur un détail le rend intéressant. Ce chiffon imbibé de couleurs devient un beau sujet quand on le regarde de plus près, alors que perdu sur la table, c’est à peine si on le remarque. Non?
——
To make an interesting photo, you often have to crop and in doing so, to focus. I find this interesting, even a little philosophical. The act of putting the attention to a detail makes it interesting. This cloth full of colors is a good subject when one looks more closely, while lost on the table, it is hardly noticed. No?

Depuis quelque temps, je vous parle régulièrement de motifs. C’est le moment que je vous en montre un peu plus, non? L’idée du motif est donc de créer une « brique » que l’on répète ensuite « à l’infini » pour obtenir une surface recouverte de notre brique d’origine.

Voilà donc ma toute première brique et l’explication en images:
——
Recently I regularly mention that I’m working on patterns. Now it’s time for me to show you a little more, right? So, the idea behind a pattern is to create a « tile » which is then repeat again and again in order to obtain a surface covered with the original tile.

So, here is my first tile and the explanation in pictures :

J’ai donc crée ce motif dans Illustrator (Adobe), à partir de dessins au feutre que j’ai scannés, puis retravaillés, colorisés et assemblés de façon à obtenir ce motif. Voici deux pages de mon sketchbook, on y retrouve la plupart des différents éléments.
—-
So I created this pattern in Illustrator (Adobe), from ink drawings that I scanned, and then reworked, colorized and assembled to obtain this final pattern. Here is two pages from my sketchbook…

Et voilà! J’ai aimé vous montrer ce processus, parce que j’adore faire ça en réalité. J’aime comme un simple dessin au trait devient quelque chose plein de couleurs et de variétés en quelques clics. C’est presqu’un peu magique!
—-
And voilà! I love to show you this process, because I love doing that actually. I like to see how a simple line drawing becomes something full of colors and varieties in a few clicks. It’s almost a little magic!

Pin It