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Frustrations

J’écris ce billet parce que je viens juste de prendre conscience de plusieurs choses et j’ai envie de les noter quelque part, espérer que d’une certaine façon, ça m’aide à m’en rappeler.
Je viens, juste là, de finir de préparer un dessert pour une fête de famille demain. Ce qui n’était à l’origine qu’un petit challenge (est-ce que je vais arriver à réaliser une recette que je n’ai jamais tenter), s’est terminé en crise personnelle aiguë durant laquelle des pensées telles que : tu es nulle, tu n’arrives jamais à rien, tu vieillis, tu es comme ta maman, tu ne sais plus cuisiner, tu es une égoïste qui ne se donne même pas de peine pour ta famille, tu t’énerves, tu ne devrais pas t’énerver, tu aurais dû être plus attentive, ton dessert est nul, tu es nulle, ta vie est nulle.
Oui, tout cela parce que je ne suis pas très convaincue, comme ça , a priori, de mon dessert.

Radio-critique

Mais en réalité, cela fait quelques jours que je suis devenue plus sensible à la frustration, que je réagis fort à la moindre contrariétés, que je le prends comme un signe de ma défaillance personnelle. Si j’écoute ces pensées comme toute à l’heure, je comprends un peu mieux pourquoi je me mets dans un état de stress insensé. C’est incroyablement violent. C’est donc cela : un crise d’ego, un de ces moments où mon mental est hyperactif et où radio-critique envoie du lourd.
Et ce n’est en rien étonnant que cela soit maintenant : oui, j’ai un mental actif et très jugeant envers moi-même, mais oui aussi, je vis une période de challenge durant laquelle je dois apprendre beaucoup de choses. Et ce n’est pas facile. C’est même carrément compliqué. Pour l’ego, tout devrait couler de source : on devrait savoir! On devrait gérer. On n’a pas de limite. On devrait être capable de tout en un claquement de doigt. Voilà ce qui rend les apprentissages compliqués : il s’agit de reconnaître ses limites, il s’agit de les repousser, de faire face à un ego tout-puissant hyperactif qui ne va pas vous épargner. Il ne m’épargne pas. Il est dur, il est tyrannique, il est maltraitant. Il me fait me sentir insuffisante et nulle et misérable, alors même que je suis en train d’apprendre, que je fais ce qu’il y a de plus beau et de plus noble dans la vie humaine : progresser, apprendre, suivre ses curiosités, apporter quelque chose au monde.

Sortir de sa zone de confort

J’oublie à chaque fois que je repousse ma zone de confort qu’il y aura des frustrations. Je ne me prépare pas au chaos et quand ça arrive (ça arrive toujours, à un moment, plus au moins tôt dans le processus), je suis démunie. Parce que je ne suis pas préparée aux difficultés à gérer,ou plutôt, je ne suis pas prête à gérer les délais, parce que je veux les gratifications immédiates, parce que je veux des coches sur ma todo liste, parce que je suis une addict du résultat et que je tolère mal le flou, de ne pas savoir. Je veux faire tout et vite, je veux brûler les étapes, je veux d’ailleurs ignorer qu’il y a des étapes et que j’ai besoin de temps. Je veux ignorer mes limites.

Tentatives de stratégies

J’ai développé des stratégies avec les années. Je ne jure que par l’organisation et j’essaie de célébrer les étapes et les accomplissements. Ca marche la plupart du temps, mais il y a des moments où aucun système ne fonctionne. Ce sont ces moments où il faut juste avancer, se débrouiller pour progresser malgré les difficultés et les courbes d’apprentissage qui pourraient nous faire reculer. Essayer d’offrir le moins de résistance, avancer malgré tout. Le chaos comme tout dans l’existence finit par passer. Reconnaître qu’on est là, prendre soin de soi, respirer, se donner du temps et de l’espace.
Dans ces moments-là, au lieu de m’obstiner, j’aimerais essayer plutôt de :
  • M’arrêter
  • Prendre le temps de voir ce qui pose problème
  • Formuler la question
  • Faire de l’espace autour de tout cela
  • Réfléchir calmement à la question
  • Tenter de me poser des questions qui aident, du genre : qu’as-tu besoin d’apprendre, de quoi as-tu besoin pour cet apprentissage, où peux-tu trouver les réponses, de quel espace-temps as-tu besoin, est-ce réalisable maintenant ou dois-tu apprendre d’autres choses avant? Comment peux-tu faire ce pas en arrière et négocier cette étape? (et non « tu devrais savoir, tu n’y arriveras jamais… »)
J’oublie qu’il faut se préparer aux erreurs, aux chaos de tout projet créatif… et puis, je me souviens. Il en va ainsi d’à peu près tout dans l’existence : on y pense, puis on oublie et on y pense à nouveau. On y pense peut-être juste un peu plus vite? Je croise les doigts…

Voici un article un peu plus personnel, puisque j’aimerais vous parler du rapport à mon corps. Depuis quelques mois, je suis devenue particulièrement sensible à la honte et à la violence qui peut s’y glisser. Comme chacun, j’y ai bien sûr été confrontée depuis pratiquement toujours, mais la ménopause est venue accélérer ce phénomène. Mon apparence a changé de façon importante et très rapide. J’ai dû apprivoiser un nouveau corps, aka de nombreux kilos supplémentaires en quelques mois. Ça a été un choc. J’ai eu le sentiment de passer par une seconde adolescence, mais en moins sexy. J’ai dû résister à une envie de détestation de mon corps, sans y parvenir toujours.

Injonction de la minceur

Les injonctions à la minceur font que je vis mal les rondeurs qui s’installent et ma silhouette qui s’épaissit. J’ai le sentiment quelque part de ne pas être à la hauteur, de ne pas être suffisante. Et c’est terrifiant quand on y pense. Je n’ose imaginer ce que doivent ressentir et depuis toujours les personnes avec un handicap. J’imagine qu’ils ont fait le chemin le plus dur, ce chemin profond, loin des messages superficiels de notre société : reconnaître notre humanité, reconnaître notre droit inaltérable d’exister, percevoir sa propre valeur au delà de l’apparence, reconnaître le divin en soi. C’est un chemin silencieux, solitaire et profond. Très. Et long. Tellement long pour une société qui prône l’immédiateté. C’est aller à contre-courant. C’est faire le job. Sans publicité, avec souffrance, sans reconnaissance, mais avec ce qu’il y a de plus précieux en soi : son humanité. Voilà ce que m’amènent à penser quelques (peut-être un peu plus) kilos de plus…

Les réseaux sociaux

Si on critique souvent les réseaux sociaux pour leur rôle négatif dans la perception de soi par rapport aux autres, j’ai, dans ce cas, découvert tout un mouvement de « body positive » (soit, et ce sont là les limites du français, « corps positif ») qui combat les injonctions et les canons de beauté dont nous sommes bombardés. Ces femmes (voir liens ci-dessous) sont des militantes qui font preuve de courage et d’audace en affichant leur corps et leurs rondeurs sans complexe. Je suis une Suissesse en vrai et par nature, mais ça ne m’empêche pas de penser que, parfois, il faut des révolutions pour faire avancer une cause. On a besoin de militantes pour faire bouger les lignes J’ai trouvé dans ce mouvement un encouragement à m’accepter moi et mon corps changeant. J’ai beau me dire qu’on a le droit d’exister même si on est gros, vieux ou moche, n’empêche que les messages absorbés depuis toujours me font en douter trop souvent. Et ce n’est pas acceptable. Non, ce n’est pas acceptable de juger une personne sur son physique ou sur sa taille. On est beaucoup plus que des chiffres sur une balance.

Apprendre à s’accepter

Je n’ai pas une âme de militante. Je doute que je poserai un jour en maillot de bain sur Instagram, assumant mes rondeurs et ma peau d’orange, mais, par contre, je choisis de m’aimer. En douceur. Patiemment. Avec des hauts et des bas, mais aussi avec persévérance. Mon projet couture dérive directement de cette prise de conscience. Puisque le prêt à porter ne semble pas correspondre à mes courbes et que le shopping s’assimile désormais à une corvée, j’ai choisi de me coudre ma garde-robe. Ce n’est pas plus facile, mais c’est tellement plus satisfaisant et excitant. Ça m’aide aussi à me poser plus sérieusement des questions utiles (comme de quoi j’ai envie, quelle coupe me va le mieux,…) et me permet d’adapter les patrons selon mes mensurations! J’ai lu que l’acceptation de son corps, c’est avoir la posture de : comme j’accepte que le ciel soit bleu, j’accepte mon corps tel qu’il est. Tenter d’arrêter la guerre à coups de régime et de sport à outrance. Faire la paix. C’est tout ce à quoi j’aspire. Je pense aussi que c’est nécessaire de faire cette démarche à un moment, une façon d’apprendre à vieillir aussi et à accepter ce corps qui change. Pour moi, c’est le moment ou jamais.

Quelques liens :

  • Une femme qui fait du bien : Stasia Savasuk. Si vous comprenez l’anglais, prenez le temps de voir celle-ci (Ted Talk). Elle fait du bien à l’âme.
  • Côté français, il y a Ely Killeuse. Elle a sorti un livre qui est un succès en libraire.
  • Côté monde anglo-saxon, il y a Meghan Jayne Crabbe et son livre  ou encore Isabel Foxen Duke.
  • Une approche qui m’aide et me soutient est celle de l’alimentation intuitive développée par Evelyn Tribole en particulier. Le livre qui m’a convaincu d’abandonner l’idée de régime.

Pour résumer : nous valons beaucoup plus que notre tour de taille ou de hanche. Ne jamais l’oublier!

Prenons soin de nous! Mireille

 

Réécriture

Depuis la rentrée, je travaille à la réécriture de mon roman. J’ai terminé une première version, un premier jet avant de partir en Angleterre. Une première version est cela, juste une première version. Je l’ai écrit en essayant de tenir l’esprit critique à distance. Il s’agit donc d’une version brute, avec du bon, du moins bon et du mauvais. L’important est d’exister, d’être une base sur laquelle travailler.

J’ai trouvé le passage entre première et seconde versions délicat. Je n’ai aucun métier. Je ne sais souvent pas exactement ce que je fais et encore moins à quoi j’en suis. J’avais conscience d’avoir une base, mais sans plus. Paradoxalement, je découvre que c’est souvent difficile de prendre conscience qu’on a passé un cap. J’ai tendance à dénigrer mon travail. C’est presque plus facile pour moi de vivre avec le sentiment de « ne pas y arriver ». Je l’ai vécu avec le projet de ma garde-robe maison cet été. À un moment, j’ai compris que, oui bien sûr, j’aurais pu encore coudre une robe, un autre pantacourt, mais dans le fond, j’avais ce qu’il fallait. C’était assez. J’y suis arrivée. Ce phénomène s’explique peut-être en partie par ce fameux FOMo, Fear Of Missing Out (= peur de manquer).

Ma ligne d’arrivée

J’ai donc besoin de mettre des balises, de poser de claires lignes d’arrivées. Au moins pour m’assurer que quand je les franchirai, je saurai que je les ai franchies. La mienne, actuellement, est : fin décembre, j’ai terminé ma seconde version. Je n’ai aucune idée si j’y arriverai, mais j’avance. Un pas après l’autre. Parce qu’il n’y a aucune autre façon d’avancer. Pour l’instant donc, je relis. Je pose des questions. Je me dis : comment pourrais-je amener des mystères? Comment développer l’intrigue, en ajouter d’autres, secondaires? Comment épaissir cette histoire, donner plus de chairs aux personnages? Je remplis des petites fiches qui me permettront, j’espère, de pouvoir jouer avec la structure d’une façon plus « physique », d’essayer plusieurs versions.

Ce n’est pas facile de prendre le temps de s’arrêter, de voir ce qu’il y a à faire et de penser calmement à la prochaine étape. C’est plus facile de se dire : «  Je suis nulle, je n’y arriverai jamais, comment ai-je pu imaginer faire une chose pareille, je n’ai pas les compétences, si seulement je… ». Ça, c’est assez facile. Dire : « Ok, j’ai cette histoire, j’ai ce premier jet. Comment je peux l’agencer, jouer avec ces scènes, les développer? », c’est plus de travail. C’est compliqué, ce n’est pas linéaire, c’est plein d’essais, d’erreurs et d’itérations.

L’écriture, un processus lent

La vérité est que l’écriture est un processus lent. La lenteur ne plaît pas à mon esprit critique. Celui-ci veut du résultat. Il veut avancer. Il veut cocher des listes. L’écriture ne lui plaît pas : on ne sait pas si ce qu’on fait est bien (ce n’est jamais assez bien d’ailleurs), il n’y a pas de clairs repères et on ne peut compter sur aucun résultat sûr. Et c’est surtout beaucoup trop lent. Il faut des mois, des années pour écrire une simple histoire. C’est insensé. Insensé pour mon esprit critique en tout cas. Ainsi donc, si prendre son temps semble être la subversion absolue dans un monde de vitesse, je suis subversive. Je me donne le temps d’écrire, de penser, d’élaborer un récit, d’apprendre, de me tromper, de recommencer. À cinquante ans, c’est le moment ou jamais d’oser la subversion, non?

 

J’ai un rapport au temps compliqué. J’en manque toujours et celui que je grappille, je le remplis de choses à faire. Je sens bien que je devrais m’arrêter davantage. Je sais que j’aime infiniment ça : m’arrêter et observer la vie, le monde, mes pensées, les autres. Et pourtant je ne prends pas le temps je ne me donne pas ce temps. Ou quand je me l’autorise, les assauts de culpabilité sont tels que je préfère faire quelque chose que de rester la cible de cette déferlante de critiques.

N’empêche. Je sais que j’ai besoin de m’arrêter, de lever ma tête de mes listes de choses à faire et de regarder le monde, perdre mon temps, ne pas avoir d’agenda ni d’objectifs à atteindre.

Je me suis imaginé un programme fait de très petits pas, l’expérience m’ayant montrée que les grandes manœuvres, dans ce domaine, n’apportaient qu’anxiétés et résistances inutiles. Petits pas donc : cinq minutes par jour. Où la seule chose admissible est de tenir une tasse de café entre mes mains. Cinq minutes pour regarder, écouter, découvrir, s’étonner, voir et observer. Cinq minutes, ça semble réalisable.

Ce soir, je suis sortie dans le jardin et j’ai observé que :

  • On y trouve des pommes (immangeables, mais décoratives)
  • La glycine produit de drôles de fruits allongés et velus
  • Le tilleul commence à jaunir
  • L’écorce du cèdre ressemble à des écailles carrées, ses branches sortent du tronc, toutes maigres. Il y a là quelque chose de disproportionné.
  • Les oiseaux commencent à se rassembler dans le grand arbre de la maison voisine. Leur piaillement me rappelle que c’est la fin de l’été et mon cœur se serre un peu.
  • Il faudra penser à balayer l’allée, les feuilles commencent à tomber.
  • Les pruneaux ont peu donné cette année.
  • Cinq minutes, ça passe vite. Il y a tant à voir et tant de curiosités à suivre.

Je crois que je retournerai au jardin demain… Pour faire mon petit pas et mes observations minuscules…

Voici un billet un peu différent! Ce début d’année, il semble que mes passions créatives me distraient de l’illustration. Pas totalement, mais un peu, oui. Et comme toujours, ces évolutions se font très organiquement, presque par surprise.  En fin d’année passée, après une séance de shopping particulièrement déprimante, j’ai eu une idée un peu folle: et si je me cousais ma garde-robe? Voilà ma réaction face à un prêt à porter qui ne convient pas aux quelques kilos pris ces derniers mois.
Pour ceux qui me connaissent depuis suffisamment longtemps, j’ai déjà cousu beaucoup à une période de ma vie, avant de me lancer dans l’illustration. Je créais des t-shirts originaux que je vendais sur ma boutique Etsy ou dans des boutiques de ma région. Sans beaucoup coudre pour moi, j’ai malgré tout un petit bagage qui a probablement permis à cette idée de germer dans mon esprit.
Ce projet a donc fait son chemin en moi, mais je réalise qu’il me demande plus de temps et d’attention que je m’étais imaginé. Ce qui fait que je  suis moins productive dans mes collages et mes autres illustrations. J’ai d’abord un peu résisté, tenté de mener tout de front, mais je suis arrivée à la conclusion que je voulais mettre la priorité sur ce projet de couture, que ça fait partie d’un processus plus large d’acceptation de moi, une façon de prendre soin de moi. Se sentir bien dans des habits qu’on aime est une jolie façon de le faire. De plus, la période du jardinage commence bientôt et j’ai le projet de planter toute une parcelle de fleurs à couper. Ma pratique du dessin et du collage sera donc moins intensive ces prochaines semaines, mais je sais que j’y reviendrai. J’ai déjà souvent observé ce flux de mes passions qui vont et viennent, mais jamais ni très loin, ni très longtemps. Elles sont à l’image de la vie, toujours changeante et en mouvement. Et c’est bien ainsi. C’est aussi ce qui les rend belles et uniques, parce que vivantes. Je prévois de vous partager ici un peu de ce projet et pourquoi pas quelques trucs et astuces que j’aurai glanés, parce que j’adore ça: partager avec vous.
Une autre de mes passions qui celle-ci est très constante, est de documenter ma vie. J’aime cette façon de suivre les choses qui sont importantes pour moi, sous forme de photos ou de textes. C’est quelque chose qui est devenu très naturel, presque une seconde nature avec le temps. Et j’aime ce petit espace sur la toile pour partager un peu de ce j’aime et qu’on a si peu l’occasion de partager dans la vraie vie.
Me suivrez -vous? Je voudrai bien en tout cas!
A bientôt, Mireille

Comme je vous l’ai partagé en détails dans ce article, je me suis mise à fond dans le collage depuis début décembre. C’était mon objectif de « remplir tout un carnet de collages ». C’était ma façon de m’encourager à persister tout en ayant un but. J’en ai fait une petite vidéo : venez tourner les pages avec moi.

 

Je vous avais déjà parlé ici de mon attirance pour le collage. Cela s’est renforcé au cours des dernières semaines. J’avais envie depuis longtemps de poursuivre une seule technique en particulier sur une plus longue période. Début décembre, je me suis offert un grand sketchbook et j’ai décidé de le remplir de collages, mon intention étant de persévérer jusqu’au moins à la fin janvier.

Je me suis souvent reprochée de ne pas être capable de persévérer dans une technique, mon envie tourbillonnant entre l’aquarelle, la sérigraphie, le dessin au trait, au feutre, le pastel, l’acrylique ou la gouache. Je m’y résolvais parfois, me disant que tout cela me permettait finalement de construire une large boîte à outils et que tout ça correspondait à ma nature curieuse. Mais une part de moi savait aussi que je lâchais parfois quand il aurait fallu persévérer et trouver des solutions aux inévitables obstacles et limites de tout médiums.

Collage by Mireille Marchand

Inspirations

Jusque là, j’avais été en admiration et un peu jalouse il faut bien le reconnaître, d’artistes comme Clover Robin, Andrea d’Aquino, Maxine Sutton et plus récemment encore de Clare Young. Je ne me lasse pas d’observer et d’analyser leurs illustrations. Chacune a son style et son approche du collage et donc, chacune a quelque chose en propre qui me touche et qui m’attire. Pour Clover Robin, ce sont ses thèmes qui sont proches des miens, ses découpages délicats, pleins de nuances et de fraîcheur. Andrea d’Aquino : elle est une des maîtres de la discipline actuellement. Elle a écrit un livre et on retrouve régulièrement ses collages dans des magazines tels que Flow. Maxine Sutton, c’est un peu autre chose. Je ne suis pas tout à fait sûre qu’elle voudrait être classée parmi les artistes « collagistes », mais elle m’inspire. J’aime ses réalisations abstraites, l’équilibre des couleurs et des formes, le jeu des proportions, le contraste entre les formes et les traits dessinés, brodés ou sérigraphiés. Et puis Clare Young, c’est ma dernière découverte. J’ai acheté son livre qui est plein d’inspiration et que j’aime beaucoup. D’elle, je retiens d’abord son approche en deçà du collage qui consiste à créer ses papiers pour les utiliser ensuite dans le collage. Elle a raison : faire ses papiers donne finalement l’ADN du collagiste, ses papiers pouvant devenir ce qui le caractérise et le distingue.

collage d’Andrea d’Aquino

Faire son papier

C’est peut-être ce qui m’attire en tout premier dans le collage : faire son papier. Ou plutôt, j’aime l’idée de pouvoir recycler des éléments de peintures et des dessins, explorer des techniques en me disant que le résultat n’a pas besoin d’être abouti et réussi, parce qu’il sera uniquement réutilisé dans une nouvelle illustration. Cela me donne aussi une excuse toute trouvée pour « faire des marques » sur le papier, c’est à dire, s’amuser comme un enfant avec tout ce qui vous tombe sous la main. J’aime aussi beaucoup l’idée de collecter des papiers trouvés, des textures, des imprimés. Cela correspond à une tendance que j’ai depuis le début de mes créations où j’ai toujours aimé accumulé, associer des éléments qui n’ont pas grand chose à voir entre eux, mais qui, ensemble, vibrent par leur contraste.

 

Peut-être bien mon ADN créatif

« Parce que c’est ça que j’aime surtout, surtout : c’est mélanger, jouer des imprimés, des matières, se faire additionner des petits riens, chiner, recycler, juxtaposer, mixer, décaler. J’aime les patchworks de tissus, de matières et de couleurs » : voilà comment je me présentais dès le début de mon site et de ma boutique. Voici aussi mes premiers objets, un lustre et une lampe, et puis mes pulls que j’aurais voulu avec davantage encore de motifs, mes carnets recyclés enfin. Ensuite, je me suis calmée : une illustration à la fois, variant les styles et les techniques, mais beaucoup moins de mélanges. Jusqu’à ce que le collage ramène tout cela en force.

Organisation du matériel

La grande difficulté du collage, en tout cas la mienne, tient dans la gestion du matériel et le classement des papiers. Trop de classement tue la créativité, mais insuffisamment de rangement la tue tout autant sûrement. Comme toujours, j’oscille entre ces deux pôles. Cela a véritablement constitué mon premier grand obstacle dans la pratique du collage. Je me sentais régulièrement débordée par tout ce matériel, incapable de trouver le bon papier quand j’en avais besoin, paralysée devant l’ampleur du choix et mon plan de travail complètement enseveli sous les papiers, luttant pour mettre la main sur ma paire de ciseaux ou mon tube de colle.

J’ai un peu tâté pour trouver une solution à ce problème et je crois l’avoir trouvée dans le livre Clare Young. Elle conseille de classer les papiers en : couleurs solides, imprimés, couleurs neutres, noir/blanc, dessins/textes. J’ai acheté des boîtes transparentes qui me permettent de voir facilement ce que j’ai à l’intérieur. J’ai deux casiers sur mon bureau : le premier rempli de petits sachets avec des restes de bouts de papiers selon la classification ci-dessus et le second, un « fourre-tout » qui me permet d’avoir ce taux de désordre, de spontanéité et de hasards dont j’ai besoin également. Ce système me semble bien marcher. Je ne ressens plus ou peu ce sentiment de débordement désagréable.

Collage by Mireille Marchand Collage by Mireille Marchand

Et à présent?

Après six semaines de pratique, je me sens de plus en plus curieuse et désireuse de persévérer avec ce médium. J’aime infiniment l’idée de travailler à partir de la forme (par rapport au trait pour le dessin). Je trouve incroyable la façon dont on peut réduire un sujet en quelques formes simples. De plus le collage pardonne beaucoup d’erreur. Sérieusement! Je poursuivrai, je pense, l’expérience au delà de fin janvier. Le collage ne m’a pas encore révélé tous ses secrets. Alors, si cet article vous a donné envie de ressortir vos ciseaux et vos papiers de couleurs, j’en serais ravie. Et si vous aussi pratiquez le collage, dites-le moi!

A très bientôt, Mireille

 

Et un petit échantillon de mes derniers collages pour terminer :  


Collage by Mireille Marchand

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Je vous souhaite une belle année 2018! Que cette année puisse être comme un collage : une collection de petits bouts qui ne ressemble à rien de spécial, mais qui, mis ensemble, forme un tout coloré, plein de joyeux hasards et de jolies surprises! Et je serai heureuse d’en partager un peu avec vous!

A très bientôt, Mireille

Collage

Ces dernières semaines, j’ai été beaucoup occupée à terminer mon livre, ce qui m’a attachée à mon ordinateur. A côté de cela, j’ai trouvé dans le cours de Kara Kramer, Improve collage, ce dont j’avais besoin. Il m’a permis de m’amuser à créer des papiers, à faire des marques sur des pages, à peindre, à mélanger les techniques pour ensuite découper et coller. Une véritable récréation, sans prise de tête, détachée de la peur de « faire faux », tout à l’instinct et selon l’inspiration du moment. J’ai aimé cela. C’est une façon d’entrer dans « la zone », cet espace où les choses coulent, où le mental est peu impliqué, où il semble que ce ne sont que les mains qui prennent les couleurs, les ciseaux et la colle et que le hasard et si peu de vous font le reste.

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Et au bout du processus, j’ai eu beaucoup de surprises, quelques déceptions, mais si peu et surtout beaucoup de bonheur à créer ces petits cartons remplis de couleurs. J’ai pensé : j’aimerais beaucoup les voir sur le mur, à plusieurs, une mini série et l’idée m’est venue de les placer dans ma boutique Redbubble. Alors les voilà… vous les trouverez icifp,550x550,black,off_white,box20,s,ffffff.u1 fp,550x550,black,off_white,box20,s,ffffff.u1fp,550x550,black,off_white,box20,s,ffffff.u1

Oh, et puis, en coussin de sol, en horloge ou même en tasse, cela me plaît aussi bien au fond!

 

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A bientôt, Mireille

 

Je vous en ai déjà parlé ici et ici, j’ai donc suivi un cours en ligne dans une classe donnée par Lilla Rogers et Zoe Tucker sur le site Make Art That Sells. C’était cinq semaines très intensives, mais passionnantes. Un cours très fourni, des professeurs talentueux, généreux dans leur enseignement, je pense avoir tout adoré. Des circonstances personnelles ne m’ont pas permis de m’engager autant que je l’aurais voulu et je vais continuer d’approfondir l’enseignement dispensé ces prochaines semaines, voire mois. J’aimerais profiter à fond de cette mine d’informations. J’ai donc opté pour me concentrer sur l’essentiel, le dessin et la réalisation des « devoirs » hebdomadaires, soit successivement : les visages-expressions, les poses, l’environnement et la couverture. J’ai appris à aller au bout d’un processus, de m’atteler à un long projet avec plusieurs étapes à la clé, d’avancer un pas après l’autre, sans se faire déborder par l’ampleur de la tâche. J’ai aussi appris à me « déclarer satisfaite », c’est à dire de produire un résultat dans les délais impartis et de mettre de côté mon perfectionniste interne!

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Tout commence avec des recherches sur le net, l’impression de quelques photos de référence et quelques sketchs et idées jetées sur le papier. 

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Premier sketch de mon personnage : Junko Tabei

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Traduction digitale des premiers sketchs

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Explorations des expressions.

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Pages de différentes poses-

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Une double page pour présenter l’environnement. J’ai choisi le passage au Junko à une révélation lors d’une sortie avec son école sur le mont Nasu. Depuis ce moment-là, elle a voulu être une alpiniste! Et elle le deviendra, première femme à gravir l’Everest. Pour réaliser cette double page, j’ai exploré une technique que j’aime beaucoup : le collage digital, à partir différents éléments de mon sketchbook. Je me suis pas attachée à représenter réalistiquement les lieux, mais juste à évoquer un endroit joyeux, paisible et lumineux. 

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Et puis deux versions de la couverture que j’ai imaginée… Je n’arrivais pas à me dessiner pour l’une ou pour l’autre, alors… je n’ai pas choisi!

Voilà! Belle semaine à vous, Mireille

Belle année à chacun!

Pour commencer l’année, j’avais envie de vous montrer pour une fois un peu du processus de création d’une illustration ou comment je passe du déclic-inspiration à une image « terminée ». Et comme c’est le sujet, les images d’abord, puisqu’elles racontent mieux que tous les mots :

 

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Tout commence avec cette jolie image de Main Sauvage trouvée sur Instagram. J’ai aimé cet échange de regard et j’ai eu envie de le dessiner.

J’ai commencé avec un dessin déjà stylisé, mais très inspiré de la photo.

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Puis, j’ai cherché à m’éloigner de l’image de la peluche pour en faire un animal plus personnel et en profiter pour styliser encore davantage le personnage de la fille.

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Puis, j’ai eu envie de simplifier encore, d’en faire délibérément une représentation presque enfantine…

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En ce moment, j’ai très envie de collage, de jouer avec cela. J’ai donc réinterpréter le dessin ci-dessus (d’où l’intérêt d’un dessin très simple) en utilisant des papiers que j’avais pour la plupart peint ou crayonné auparavant, dans une gamme de couleurs que j’avais imaginée.

 

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J’ai ensuite tenté une version à l’aquarelle rehaussée de crayon, pour voir…

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Et puis, j’ai eu envie de tester le collage à l’ordinateur sur Photoshop. J’ai tenté deux versions, une sur un fond blanc (ce vers quoi je suis naturellement attirée) et puis sur un fond neutre couleur nature.

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Satisfaite du résultat, je l’ai publié sur ma boutique Redbubble, ici. On peut donc retrouver ce collage digital sur une horloge, des tasses de voyage, des carnets, des T-Shirts, mais aussi, bien sûr, quand même, sous forme d’imprimés, prêts à décorer les murs de votre maison.

 

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Voilà! La créativité est à la fois très simple et pas si simple en réalité. C’est une histoire de chemin à suivre… J’espère que ce billet vous aura plu!

A très bientôt, Mireille

 

 

Pastel

Je rêverais d’avoir une vie artistique linéaire… Je sais qu’être artiste est tout sauf un long fleuve tranquille, mais pourtant, j’en rêve souvent. Je voudrais avoir « trouvé mon style » ou au moins « ma » technique. Au moins ça! Dans l’idéal, j’aurais choisi une technique et je l’aurais poussé à la maîtrise et j’aurais réalisé ainsi des oeuvres d’une grande qualité. Dans la réalité, j’ai tour à tour voulu maîtriser :

  • le dessin à la plume
  • puis au pinceau
  • l’aquarelle
  • l’acrylique
  • le découpage de papier
  • les impressions de toutes sortes, dont le linoléum
  • le collage
  • la sérigraphie
  • la gouache

Et donc, depuis peu : le pastel!

Je me surprends, moi qui aime les illustrations très minimalistes, les aplats des sérigraphies, une palette de couleurs très réduite, à aimer la richesse de ces fondus, les couleurs qui se mixent et se mêlent et donnent une profonde texture. Je cherche, j’expérimente et m’émerveille devant ces possibles. Mes illustrations prennent soudainement des couleurs! Sur ma table, c’est un joyeux désordre : du papier épais pour mix-média, de la gouache, des bâtons de pastel souples (dans une boîte remplie de riz ! – le riz permettant de garder les bâtons plus ou moins purs), quelques uns à l’huile, des Néocolors, des crayons aquarellables, des crayons pastels, du sel (pour permettre de jolis effets supplémentaires sur les fonds d’aquarelle), un foehn (pour faire sécher plus rapidement mes réalisations), un chiffon, des livres pour m’inspirer et une minuterie (je vous raconterai ça un jour!). Un joyeux désordre est donc encore un faible mot. Là aussi, dans l’idéal, j’aurais une table de travail avec peu de matériels et beaucoup d’espace…

La réalité semble décidément toujours très loin de l’idéal… et c’est peut-être bien ainsi. La vie est un joyeux désordre, non? Alors voilà, juste là, j’explore le pastel et j’adore ça. Demain, ce sera autre chose. Ou pas. Et ce sera aussi bien. Et peut-être, qu’un jour, je créerai des oeuvres dans lesquels il y aura un peu de toutes ces choses que j’aurai aimées? Et elles seront uniques. Et puis elles seront autres choses. La vie et l’art sont en mouvement. Pas de sommet à atteindre, de destination à atteindre, juste un cheminement.

J’aimerais terminer ces lignes en vous souhaitant beaucoup de douceurs pour les fêtes à venir. Et vous dire encore que je me réjouis de vous retrouver ici en 2017, curieuse de voir ce que la vie nous réserve comme émerveillements.

A très bientôt, Mireille

Collage sur mireillemarchand.com

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être relevé que je ressens un appel ou une envie de collage depuis quelque temps et je voulais vous en dire plus.

Cela fait quelque temps que le découpage-collage m’attire. J’avais le livre d’Emily Hogarth depuis plusieurs mois (voire années), j’ai un peu testé, mais sans véritablement trouvé la façon de m’exprimer totalement. J’ai aussi essayé le Kigirami qui est une autre forme de papier découpé, japonais cette fois-ci. Là également, je n’ai pas su comment amener cela plus loin que mes premières tentatives. Je ne saurais véritablement dire ce qui m’attire dans le collage : probablement la simplification que le papier découpé suppose, la part laissée à la spontanéité, aux surprises et aux hasards. La possibilité de couleurs et de textures et de motifs apportés par le papier lui-même, cette dimension supplémentaire que cela amène à l’illustration. Mais si je ne devais retenir une seule chose, ce serait les joyeux accidents et les surprises. J’aime bien perdre un peu le contrôle, me laisser surprendre, que mon illustration ait sa vie propre et que je n’en sois pas responsable de A à Z, vraiment j’adore ça. C’est drôle à voir et à vivre. Je ne compte pas les fois où je découpe une forme et me retrouver à utiliser son verso car, au moment de mettre la colle, je réalise que le verso est juste ce qu’il me faut, beaucoup mieux que le recto que j’avais choisi…

Ce qui m’a véritablement permis de mettre le pied à l’étrier, c’est la sortie en octobre du livre d’Andréa d’Aquino : Once Upon A Pièce Of Paper. J’ai véritablement adoré ce livre. J’aime l’approche d’Andréa, qui célèbre les accidents, cultive le « moins de contrôle » et la spontanéité. Elle encourage à ne pas « trop y penser », trop réfléchir, mais plutôt à laisser faire. Elle y consacre d’ailleurs tout un chapitre où elle explique comment, après y avoir beaucoup réfléchi (!), trop penser tue le processus créatif. Et je me reconnais bien là. Elle emploie le terme de « making stuff » pour décrire son processus de création : j’adore ce terme. « Faire des choses », cela enlève la pression, non? On ne va pas faire un pièce de musée, ni même de l’artisanat, on va juste « faire des choses » et j’adore ça! Parce que c’est de ça dont il s’agit. On va choisir du papier, le découper, partir d’une chose, puis répondre à une autre, qui nous donnera l’idée d’autre chose…. et tout ça se déroule devant soi. Notre job est juste de permettre que cela se passe, de l’accompagner.

Voilà, donc, je me suis embarquée. J’ai ressorti mes papiers (ce qu’il me reste après le grand tri du début de cette année), acheté quelques fourres pour les ranger et les avoir ainsi à portée de main et je me lance. Je vous montre ici quelques pages… elles ne sont pas abouties, mais j’explore et je découvre et j’aime ça.

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Et si le collage vous attire vous aussi, n’hésitez pas : le livre d’Andréa est une très belle place pour commencer. Et j’aurais aussi plaisir à voir vos créations….

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Première sérigraphie
 La première sérigraphie de ma vie!!
Comme vous l’avez peut-être remarqué sur mon fil Instagram ou sur mes derniers billets par ici, j’ai une nouvelle obsession : la sérigraphie. Quand je dis obsession, je n’exagère même pas! Je suis passionnée par tout ce qui touche cette technique de près ou de plus loin, en particulier, à cette étape, par tout ce qui concerne le matériel, la façon de faire, comment imaginer des illustrations qui fonctionnent bien avec la sérigraphie… Je rêvais d’en faire depuis longtemps, avais acquis un petit kit Speedball il y a un peu plus d’une année, mais m’étais très rapidement découragée. Et puis, il y a un peu plus d’un mois,  je me suis décidée à suivre un cours à l’atelier genevois de gravure, même si cela implique partir à 16h de chez moi et y revenir à minuit chaque mardi soir pendant 6 semaines, pour trois heures de cours. Cela montre ma motivation (et oui, aussi, mon obstination!). Et c’est le coup de foudre. Je suis encore très excitée et j’ai souvent de la peine à penser à autre chose… Je me suis même sentie au départ un peu dépassée par trop de nouveautés, de choses à apprendre, à penser, à imaginer… mais cinq semaines plus tard, je réalise que « ça y est, les choses sont en place ». Je peux apprendre, je peux travailler, plus paisiblement.
Apron outfit

Ma tenue favorite en ce moment!

Donc, dans les grandes lignes, en ce moment :
  • Je m’organise et réorganise mon atelier de façon à pouvoir y installer un petit studio de sérigraphie. Je suis en train d’acquérir le matériel de base nécessaire et je suis impatiente de pouvoir me lancer.
  • Je néglige à peu près tout le reste : le dessin, ce blog, même Instagram et la cuisine… (mais en voie de reprise en main!)
  • Je suis les cours de Hilary Williams sur Creativebug, mais aussi cette classe sur Skillshare
  • Je lis Print Collective et Print Workshop, le premier ayant ma préférence en la matière… son seul défaut est peut-être d’être en anglais?

My hanging way

Mon système de séchage « maison »
Voilà donc mes obsessions du moment, ce qui me fait me coucher tard et me lever tôt! Je vous raconterai comment tout cela évolue… J’ai l’idée de réinvestir ma boutique Etsy avec une nouvelle rubrique « sérigraphie »!
La sérigraphie est un procédé d’impression qui permet d’imprimer, avec un pochoir, une image ou un motif en utilisant un écran entre l’encre le support. Ce n’est pas facile à expliquer (je n’y arrive pas encore à ce stade à satisfaction), mais si vous désirez en savoir plus, je ne peux que vous encourager à suivre le cours d’Hilary Williams sur Creativbug (voir ci-dessus). Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin pour commencer et elle explique ça très simplement.
Voilà… j’espère avoir inspiré quelques uns parmi vous! Belle semaine!
(et vous pouvoir voir ou revoir un petit peu du processus avec cette vidéo)

atelier genevois de gravure

Et voici une vue dans ma classe de sérigraphie

Connaissez-vous les crayons Stabilo woody 3 in 1? Je viens de les découvrir et franchement, je les adore! Ils sont couvrants et dilatables à l’eau. C’est sûr que si ce que vous recherchez est un travail hyperprécis, ce n’est pas le bon plan… Mais j’aime leur côté « craie » et leur emploi un peu approximatif. J’aime les hasards et les happy accidents que cela crée. On les trouve vendu en set, mais aussi à l’unité. Ils se vendent même dans certaines grandes surfaces. Donc, si vous en croisez, un conseil : laissez-vous tenté et essayez-en au moins un!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

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