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Dernièrement, j’ai découvert le livre de Carla Sonheim « Dessiner et peindre des animaux imaginaires ». Caria Sonheim adore dessiner des animaux et  elle en voit partout! Sur son canapé, dans la rue et au zoo bien sûr, mais elle les devine aussi dans les fissures des murs, les feuilles mortes qui jonchent le sol, les taches d’huile ou encore les boules de papier froissé. Cela m’a amené à voir les craquelures et autres taches sur le sol d’une façon complètement nouvelle.

dessiner craquelures

Vous pouvez voir à travers ces photos le processus depuis les craquelures sur l’asphalte au dessin final.

drawing from cracks
dessiner des visages

Parfois c’est très évident, d’autres fois il est nécessaire de tourner l’image dans tous les sens pour que l’image commence à prendre forme dans votre esprit.

dessin d'imagination

Comme Carla l’explique, c’est une façon tellement intéressante de dessiner depuis votre imagination. En passant par cette étape, vous évitez le dessin souvent stéréotypé qui naît de l’imagination. Si on me dit « dessine un visage », il y a peu de chance pour que je vous dessine un visage comme ceux ci-dessus, mais que je dessine un visage « classique ». L’étape « tache » apporte une dimension et vous permet de dessiner quelque chose à laquelle vous n’auriez jamais pensé sans cela.

Après le dessin d’après tache, je me suis amusée d’ajouter un corps à ces visages, à partir d’images de magazines ou de tête. Voici ce que cela donne :

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Carla Sonheim, dans son livre, dessine des animaux là où je dessine des visages… mais ça reste le même processus et c’est très amusant et joyeux! Essayez et je peux vous promettre que vous ne regardez plus les nuages ou les trottoirs de la même façon! Je vais probablement reprendre et peindre ces personnages dans Photoshop… Je vous les présenterai terminés!

Allez, belle semaine à chacun! Mireille

 

Carla Sonheim

dans mon sketchbook

Un aperçu de quelques pages de mes sketchbooks pour aujourd’hui! Comme vous le verrez, mes carnets ne sont conçus pour être parfaits, avec de magnifiques dessins, très inspirés. Il s’agit plus d’expérimenter, d’essayer, de tenter de résoudre un problème, creuser une technique, m’essayer à un style. Parfois, le résultat est très bon, d’autrefois, il l’est nettement moins, mais c’est ok, ce n’est pas la perfection que je recherche. Mes carnets sont plutôt des outils. Mais soyons honnête :  si toutes ces pages ne sont pas épatantes, je ne vais pas vous montrer celles qui sont terribles et gênantes, vous savez celles dont vous vous posez sérieusement la question si vous n’allez tout simplement pas déchirer la page? J’essaie de ne pas le faire, parce que ces affreuses pages m’apprennent quelque chose. Si elles ne sont pas belles et flatteuses, elles sont intéressantes et me montrent là où je dois travailler et ce que je peux améliorer. Mais si je suis ok avec ces pages, c’est autre chose que de les publier…

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Je travaille donc sur la figure humaine ces jours et j’expérimente la couleur avec de l’acrylique, des pastels (tout à fait nouveau pour moi) et des Neocolors. Je découvre également le collage et j’ai bien envie d’aller dans cette direction là, mais ce n’est pas encore tout à fait clair à ce stade.

Il y a donc de tous les styles dans ces pages, même une double page de cartoon : j’aime l’efficacité et les codes du cartoon, je trouve intéressant de les découvrir et de les expérimenter à mon tour.

Voilà pour aujourd’hui : comme déjà mentionné, si vous avez envie d’en voir un peu plus, vous pouvez vous abonner à mon compte Instagram, j’y publie pratiquement tous les jours quelque chose.

Et puis, vous dire encore que je fais une pause estivale sur ce blog! Je vous retrouverai fin août et vous souhaite à tous de belles et reposantes vacances! Bel été, Mireille

 

La fille au foulard jaune

Il y a quelques semaines, j’ai suivi un cours donné par Nelleke Verhoeff à la Sketchbookskool sur le thème « dessiner des visages ». J’ai tellement cette leçon qu’actuellement, je dois me pousser pour dessiner autre chose que des visages! Il me semble que je ne pourrais dessiner que cela et que ça serait suffisant! Peut-être est-ce ma montagne Sainte-Victoire à moi?  En réalité, j’ai toujours adoré regarder les visages. Je suis très physionomiste, probablement à cause de cela. C’est comme si, quand je regarde quelqu’un, mon cerveau en arrière-fond, essayait d’organiser mon repertoire de visages et d’expression. Je cherche les ressemblances ou les associations. Et cela est valable aussi pour la façon de se mouvoir, les postures. Je peux reconnaître quelqu’un de dos dans la rue.  Ainsi, d’une certaine façon, ce n’est pas une surprise que j’aime dessiner les visages et les gens : ils me racontent des histoires. Et qui n’aime pas les histoires?

Mais, bien sûr, dessiner des visages peut être un challenge, spécialement si ce que l’on recherche est la ressemblance! Par contre, une fois que l’on est ok avec l’idée de ne pas faire « un dessin ressemblant », mais juste d’être inspirée par son modèle, de le dessiner de façon très libre, ce n’est pas plus compliqué que de dessiner un objet. C’est même tellement passionnant de voir toutes ces formes et ces lignes, la façon dont elles s’associent.

Portraits

Ce que j’ai tendance à faire est de changer ma façon de dessiner d’une page à l’autre. Parfois, je recherche la ressemblance, être au plus près du modèle.C’est intéressant d’aller dans le détail, de se challenger à être précise. Mais la plupart du temps, je préfère le genre de dessin plus libre, plus spontané. J’aime les lignes fraîches, surprenantes et très peu contrôlées. Cela donne des dessins plus vivants. Pour les réaliser, tout ce dont j’ai besoin, c’este de mettre de côté mon cerveau gauche « qui sait, qui veut que les choses soient justes, comme il faut » et que je laisse mon cerveau droit prendre le dessus. Celui qui crée librement, qui dessine ce qu’il voit, sans jugement, mesure ou critique. Je suis en train d’apprendre à passer de l’un à l’autre plus facilement, parce que les deux approches se complètent, bien sûr. Mais dans notre société, nous exerçons à la perfection plus souvent le cerveau gauche et sous-développons le droit.  Celui-ci a besoin d’être ré-entraîné. Ce n’est au fond pas si difficile. Il faut juste se donner la permission et de prendre le risque d’un résultat différent de ce que l’on imagine ou ce que l’on attend d’un dessin réussi (selon les critères du cerveau gauche!). Et c’est si bon d’apprendre à aimer ses imparfaits et pourtant magnifiques dessins. En d’autres mots, on a juste besoin d’abandonner un peu ses attentes et aimer ses imperfections (note : c’est un bon exercice pour plein d’autres domaines dans la vie, non?).

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J’explore également le collage. Cela demande de penser davantage en terme de formes que de lignes et je trouve ça très attractif. Cela me pousse à simplifier le dessin à l’essentiel. Je peux imaginer mélanger un collage avec une photo découpée et du papier de couleur, comme avec cette illustration, un peu fofolle. The sky is the limit!

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Comme toujours, si vous avez envie d’en voir un peu plus, je poste sur Instagram pratiquement tous les jours des pages de mon sketchbook. Pour me suivre, c’est ici!

A bientôt, Mireille

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