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Je vous avais déjà parlé ici de mon attirance pour le collage. Cela s’est renforcé au cours des dernières semaines. J’avais envie depuis longtemps de poursuivre une seule technique en particulier sur une plus longue période. Début décembre, je me suis offert un grand sketchbook et j’ai décidé de le remplir de collages, mon intention étant de persévérer jusqu’au moins à la fin janvier.

Je me suis souvent reprochée de ne pas être capable de persévérer dans une technique, mon envie tourbillonnant entre l’aquarelle, la sérigraphie, le dessin au trait, au feutre, le pastel, l’acrylique ou la gouache. Je m’y résolvais parfois, me disant que tout cela me permettait finalement de construire une large boîte à outils et que tout ça correspondait à ma nature curieuse. Mais une part de moi savait aussi que je lâchais parfois quand il aurait fallu persévérer et trouver des solutions aux inévitables obstacles et limites de tout médiums.

Collage by Mireille Marchand

Inspirations

Jusque là, j’avais été en admiration et un peu jalouse il faut bien le reconnaître, d’artistes comme Clover Robin, Andrea d’Aquino, Maxine Sutton et plus récemment encore de Clare Young. Je ne me lasse pas d’observer et d’analyser leurs illustrations. Chacune a son style et son approche du collage et donc, chacune a quelque chose en propre qui me touche et qui m’attire. Pour Clover Robin, ce sont ses thèmes qui sont proches des miens, ses découpages délicats, pleins de nuances et de fraîcheur. Andrea d’Aquino : elle est une des maîtres de la discipline actuellement. Elle a écrit un livre et on retrouve régulièrement ses collages dans des magazines tels que Flow. Maxine Sutton, c’est un peu autre chose. Je ne suis pas tout à fait sûre qu’elle voudrait être classée parmi les artistes « collagistes », mais elle m’inspire. J’aime ses réalisations abstraites, l’équilibre des couleurs et des formes, le jeu des proportions, le contraste entre les formes et les traits dessinés, brodés ou sérigraphiés. Et puis Clare Young, c’est ma dernière découverte. J’ai acheté son livre qui est plein d’inspiration et que j’aime beaucoup. D’elle, je retiens d’abord son approche en deçà du collage qui consiste à créer ses papiers pour les utiliser ensuite dans le collage. Elle a raison : faire ses papiers donne finalement l’ADN du collagiste, ses papiers pouvant devenir ce qui le caractérise et le distingue.

collage d’Andrea d’Aquino

Faire son papier

C’est peut-être ce qui m’attire en tout premier dans le collage : faire son papier. Ou plutôt, j’aime l’idée de pouvoir recycler des éléments de peintures et des dessins, explorer des techniques en me disant que le résultat n’a pas besoin d’être abouti et réussi, parce qu’il sera uniquement réutilisé dans une nouvelle illustration. Cela me donne aussi une excuse toute trouvée pour « faire des marques » sur le papier, c’est à dire, s’amuser comme un enfant avec tout ce qui vous tombe sous la main. J’aime aussi beaucoup l’idée de collecter des papiers trouvés, des textures, des imprimés. Cela correspond à une tendance que j’ai depuis le début de mes créations où j’ai toujours aimé accumulé, associer des éléments qui n’ont pas grand chose à voir entre eux, mais qui, ensemble, vibrent par leur contraste.

 

Peut-être bien mon ADN créatif

« Parce que c’est ça que j’aime surtout, surtout : c’est mélanger, jouer des imprimés, des matières, se faire additionner des petits riens, chiner, recycler, juxtaposer, mixer, décaler. J’aime les patchworks de tissus, de matières et de couleurs » : voilà comment je me présentais dès le début de mon site et de ma boutique. Voici aussi mes premiers objets, un lustre et une lampe, et puis mes pulls que j’aurais voulu avec davantage encore de motifs, mes carnets recyclés enfin. Ensuite, je me suis calmée : une illustration à la fois, variant les styles et les techniques, mais beaucoup moins de mélanges. Jusqu’à ce que le collage ramène tout cela en force.

Organisation du matériel

La grande difficulté du collage, en tout cas la mienne, tient dans la gestion du matériel et le classement des papiers. Trop de classement tue la créativité, mais insuffisamment de rangement la tue tout autant sûrement. Comme toujours, j’oscille entre ces deux pôles. Cela a véritablement constitué mon premier grand obstacle dans la pratique du collage. Je me sentais régulièrement débordée par tout ce matériel, incapable de trouver le bon papier quand j’en avais besoin, paralysée devant l’ampleur du choix et mon plan de travail complètement enseveli sous les papiers, luttant pour mettre la main sur ma paire de ciseaux ou mon tube de colle.

J’ai un peu tâté pour trouver une solution à ce problème et je crois l’avoir trouvée dans le livre Clare Young. Elle conseille de classer les papiers en : couleurs solides, imprimés, couleurs neutres, noir/blanc, dessins/textes. J’ai acheté des boîtes transparentes qui me permettent de voir facilement ce que j’ai à l’intérieur. J’ai deux casiers sur mon bureau : le premier rempli de petits sachets avec des restes de bouts de papiers selon la classification ci-dessus et le second, un « fourre-tout » qui me permet d’avoir ce taux de désordre, de spontanéité et de hasards dont j’ai besoin également. Ce système me semble bien marcher. Je ne ressens plus ou peu ce sentiment de débordement désagréable.

Collage by Mireille Marchand Collage by Mireille Marchand

Et à présent?

Après six semaines de pratique, je me sens de plus en plus curieuse et désireuse de persévérer avec ce médium. J’aime infiniment l’idée de travailler à partir de la forme (par rapport au trait pour le dessin). Je trouve incroyable la façon dont on peut réduire un sujet en quelques formes simples. De plus le collage pardonne beaucoup d’erreur. Sérieusement! Je poursuivrai, je pense, l’expérience au delà de fin janvier. Le collage ne m’a pas encore révélé tous ses secrets. Alors, si cet article vous a donné envie de ressortir vos ciseaux et vos papiers de couleurs, j’en serais ravie. Et si vous aussi pratiquez le collage, dites-le moi!

A très bientôt, Mireille

 

Et un petit échantillon de mes derniers collages pour terminer :  


Collage by Mireille Marchand

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Je suis ravie de vous annoncer la sortie de mon premier livre : Un carnet à soi! Après avoir beaucoup partagé à propos de ma pratique sur Instagram, j’ai réalisé que j’adore en parler et de là, l’idée m’est venue de pousser plus loin le projet et d’en imaginer un livre. J’ai adoré chaque étape de ce processus, totalement nouveau pour moi. Il parle de tenir un carnet juste pour soi :

« Vous en caressez l’idée depuis quelques temps, il y a votre cœur qui bat plus fort quand on vous parle de carnet de voyage, de sketchbook ou de journal illustré. Vous en avez déjà acheté plusieurs, peut-être même les avez-vous commencés pour vous arrêter après quelques pages. Mais dort au fond de vous ce vague désir, cette aspiration que vous n’expliquez pas vraiment. C’est juste que, oui, votre coeur bat plus fort, vous sentez qu’il y a là quelque chose qui vous parle et vous attire. Ce petit livre est fait pour vous… »

4e de couverture

J’ai écrit depuis l’expérience accumulée dans cette pratique ces cinq dernières années et ai agrémenté le texte de quelques uns de mes illustrations personnelles. J’espère qu’il vous plaira!

 

Vous pouvez le trouver sur blurb.com et sur Amazon, disponible en ebook, téléchargeable sur votre tablette ou sur votre liseuse, et en version papier. A noter que la version sur Blurb, si elle est plus onéreuse, est aussi d’une qualité très supérieure (papier plus épais). Si vous voulez en avoir un petit aperçu, cliquez sur le lien ci-dessous. Et puis, si vous êtes déjà tout à fait décidé et qu’un fichier PDF vous intéresse, cliquer sur ce bouton :

[purchase_link id= »2010″ style= »button » color= »gray » text= »Purchase » direct= »true »]

Vous pouvez aussi, si vous le préférez, le trouver dans ma boutique Etsy, ici.

Et j’ai l’intention de publier ici quelques extraits ces prochaines semaines… alors, à bientôt!

 

 

extrait

extrait

extrait

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Connaissez-vous les crayons Stabilo woody 3 in 1? Je viens de les découvrir et franchement, je les adore! Ils sont couvrants et dilatables à l’eau. C’est sûr que si ce que vous recherchez est un travail hyperprécis, ce n’est pas le bon plan… Mais j’aime leur côté « craie » et leur emploi un peu approximatif. J’aime les hasards et les happy accidents que cela crée. On les trouve vendu en set, mais aussi à l’unité. Ils se vendent même dans certaines grandes surfaces. Donc, si vous en croisez, un conseil : laissez-vous tenté et essayez-en au moins un!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

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Voici le premier billet d’une nouvelle rubrique, celle où je vous présente des artistes que j’aime et, parce que justement je les aime, m’influencent d’une façon ou d’une autre dans mon travail.

Certainement parce que je viens de suivre un cours à Sketchbook Skool, je commence par deux artistes très sketchbook orientés, d’ailleurs enseignants dans ces cours en ligne. Voici donc :

Veronica Lawlor

Veronica Lawlor est New Yorkaise et illustratrice en freelance. Elle enseigne le dessin et l’illustration dans plusieurs écoles. Elle s’est spécialisée dans le dessin de type reportage.
Influences : Veronica-Lawlor

Felix Scheinberger

Felix Scheinberger est lui aussi un illustrateur et designer, auteur de trois livres sur l’aquarelle. Il est professeur d’illustration et vit à Berlin. Il est lui aussi spécialisé dans le dessin de type reportage.
 Influences : Felix ScheinbergerFelix Scheinberger
Note : Quelqu’une de ces photos ont été tirée du blog de Danny Gregory. On y retrouve dans ce lien une interview entre lui et Felix Scheinberger très intéressante.
J’aime ces deux styles similaires en beaucoup de points : l’énergie de leur trait, la rapidité d’exécution, l’expressivité de leur lignes. Mais ne perdons plus de temps, ce qui est vraiment fascinant avec eux deux, c’est de les voir dans l’action :

Leurs livres, au moins les deux que je possède, sont vraiment très bons et je les aime, particulièrement celui de Felix, abondamment illustré de ces dessins expressifs. Mais voilà, comme toujours, ils sont en anglais et il n’en existe pas de traduction…
J’apprends de ces deux artistes qui m’aident à assouplir mon style et à libérer le trait. De les voir m’encourage à y aller plus courageusement, de simplement dessiner et voir ce qui en ressort, de faire confiance à mes yeux et au processus. Ils me donnent un peu de courage pour oser le faire. J’ai aussi redécouvert grâce à Felix les merveilles de ma boîte d’aquarelle.
Voilà! J’espère que je vous ai permis de découvrir ou redécouvrir ces deux artistes et que vous les aimerez vous aussi (mais je suis sûre que vous les aimerez!). Passez une belle semaine! Mireille
Mes livres préférés
Cela faisait quelques temps que je voulais vous partager quelques titres parmi les livres que j’adore! Mes livres sont, je pense, mon grand trésor. J’avoue qu’il m’arrive de les acheter parfois compulsivement. Je n’arrive parfois pas à résister! Ils sont MA source d’inspiration et j’apprends tellement d’eux. Voici donc une courte liste des livres que j’aime, mais ma top liste en ce qui concerne la créativité, le dessin et l’art en général. J’ai réalisé après l’avoir faite que cette liste contient une grande majorité de titres en anglais. Il n’y a que les livres d’Elizabeth Gilbert, de Twyla Tharp, d’Austin Kleon, de Cat Bennett et de Kerry Lemon qui ont été traduits à ma connaissance (ce qui fait pas mal au final!). Mais pour ceux parmi vous qui lisez un peu l’anglais, je vous encourage à tenter la lecture d’un de ces livres. C’est un anglais non romancé, donc plutôt facile d’accès. Et pour certains, les images parlent d’elles-mêmes. Alors, cette liste?

Créativité en général

Dessiner et tenir un sketchbook

Pratique de l’art

Dessiner sans complexe et libérer sa créativité

Techniques de dessin

Voilà! J’espère que cette liste vous donnera quelques idées? Même si dessiner, peindre ou peu importe quelle approche vous privilégier, la pratique reste la base. Un livre ne fera pas de nous un artiste. Mais je trouve ces livres si précieux pour me guider, m’inspirer et me permettre d’avancer et de progresser.
Et vous? Quels sont vos livres préférés, indispensables?

100 day Project

Avez-vous entendu parler du projet 100 Day Project? C’est un projet ouvert et libre proposé par Elle Luna sur Instagram et qui commence demain. C’est pour tous ceux qui ont envie de donner un coup de pouce à leur créativité, les stimuler à poursuivre un projet, tout en faisant partie d’une communauté encourageante. Le seul impératif, s’engager dans un projet créatif pour les 100 prochains jours et d’en poster une photo sur Instagram avec le hashtag #the100dayproject. Je l’ai fait l’année dernière et ça avait été une riche expérience. Je m’étais engagée à dessiner des personnages/anatomie/mouvements/mains… C’était extra. Ca m’a permis de nouer quelques liens sur Instagram qui durent encore aujourd’hui.

Je ne suis pas sûre de ma participation cette année, parce que je suis plusieurs cours et suis dans plusieurs projets et j’ai peur que celui-ci ne vienne plutôt me mettre une pression dont je n’ai pas vraiment besoin. Mais si vous vous demandez si c’est pour vous, je ne peux que vous encourager à jeter un oeil, à vous laisser inspirer et d’essayer… Dites-le moi si vous vous lancez, je vous suivrais avec plaisir!

 

Aujourd’hui, je voulais vous faire partager ma dernière trouvaille : les carnets japonais ou carnets en accordéon.

Quand on pense « sketchbook », on ne pense pas forcément en premier à des carnets pliés en accordéon, si? Mais, au moment où je cherchais une façon de collecter et de rassembler des images qui me servent de référence, j’ai soudain eu cette idée. Je voulais quelque chose qui fonctionne pour moi et ça n’était pas évident. Le carnet traditionnel ne fonctionnait qu’à moitié, parce que… et bien, il faut en tourner les pages. Je sais, c’est idiot! Mais ce que j’attends d’un carnet d’inspiration, c’est qu’il m’inspire! Et le format traditionnel n’est pas idéal pour permettre des associations inattendues et ne permet pas tout à fait à mon imagination de se déployer. Par contre, l’aspect « accordéon » du carnet japonais fonctionne beaucoup mieux.

J’avais besoin d’un carnet géant pour coller mes photos, celles découpées dans des magazines ou des livres, ou encore mes propres photos imprimés. En fabriquer un n’est pas difficile, vous avez juste besoin d’un papier assez épais, d’un plieur (option), d’une règle et de la colle. Démonstration :

 

 

Accordion Notebook Tutorial from Mireille Marchand on Vimeo.

J’ai tellement aimé rassembler mes images de cette façon que j’ai été tentée d’essayer ce type de carnet comme sketchbook pour mes dessin. Ici, pas nécessaire d’en fabriquer un, Moleskine en propose une version parfaite! Je l’adore jusqu’ici. Pas besoin de penser strictement composition comme on le ferait dans un sketchbook traditionnel. Il suffit de dessiner « comme ça vient », d’ajouter un élément à un autre, de lier les deux. Quand on regarde aux deux pages devant soi, cela semble très classique, mais que on l’ouvre : c’est magique… cela devient une histoire en dessins! Cela me fait penser au jeu auquel nous jouions parfois enfant : on écrivait sur un bout de papier, on pliait la page de façon à cacher ce mot, on passait la feuille à quelqu’un d’autre qui a son tour écrivait un mot, un verbe, une phrase, etc… A la fin, quand on dépliait la page, on avait un texte, presque parfois un poème, en tout cas quelque chose de fun et de créatif. Les carnets japonais fonctionne un peu de la même façon. Je ne peux pas résister à la tentation de vous en montrer deux exemples, deux chefs d’oeuvre.

 

Accordino Moleskine Art

 

Celui de gauche est de  Tord Boontje et celui de droite de Takashi Homma. Magique, non?

J’espère que ce type de carnet pourra vous inspirer une nouvelle façon de conserver les notes, dessins et autres photos qui vous enchantent! Si c’est le cas, j’adorerais voir les vôtres!

 

Crochet
Avez-vous un hobby, une activité créative ou plutôt récréative que vous faites à côté de ce qui occupe le gros de votre quotidien? Le dessin était au départ un hobby, quelque chose que j’aimais faire à temps perdu, puis force est de constater que cela a pris une autre ampleur. Ca a évolué vers quelque chose qui a pris une place plus importante, quelque chose que je prends très sérieusement. Et c’est bien, j’aime ce vers quoi ça a évolué, j’aime me passionner et mettre toute mon énergie dans un projet. Par contre, j’ai réalisé à un certain moment que j’avais besoin d’une nouvelle activité de détente, car je suis ainsi faite que j’ai besoin de « faire quelque chose ».

Ce qui différencie un hobby d’une activité principale, c’est surtout dans les attentes. Dans mon activité principale, actuellement l’illustration et les motifs, j’ai des attentes, forcément. J’ai des objectifs à atteindre, bien sûr, vous me connaissez!? Je me fixe des objectifs atteindre,  j’ai des todos liste, j’organise mon emploi du temps, etc…

En ce qui concerne mes hobbies, c’est « juste pour moi ». Je les fais quand j’ai envie, comme j’ai envie, sans contrainte temps, sans réel objectif. Mon seul objectif sera de finir mon ouvrage, mais ça n’est même pas toujours le cas! En tous les cas, je me donne beaucoup de temps, je ne suis pas pressée.  J’ai plusieurs hobbies, mais celui vers lequel je reviens toujours, c’est le crochet. J’adore crochetter. J’aime l’idée de faire une maille après l’autre et de créer quelque chose de très jolis au bout du compte. C’est très relaxant. C’est un peu comme dessiner un mandala, parce que j’aime le crochet de type « carré de grand-maman », plein de couleurs. Quand j’ai dit que j’ai peu d’objectif pour mon hobby, la couverture commencée il y a bientôt trois ans en est un bon exemple!  J’avance tout doucement, un carré après un autre. J’en suis probablement au-delà de la moitié, mais je suis loin d’avoir fini. Et c’est OK. C’est mon projet refuge, quand je m’ennuie un peu, quand mes mains ont besoin de bouger , de « faire quelque chose ».
 Tissage
Mais je sais aussi que mes névroses me culpabilisent souvent et que je peine à prendre le temps de m’arrêter et de crocheter (ou de tisser, c’est mon hobby préféré en ce moment!). Je culpabilise, je ne peux m’empêcher que « je devrais faire autre chose », je ne devrais pas perdre mon temps, je devrais, je ne devrais pas… Pourtant il a été démontré que, quand on se sent coincé par un problème qui semble insoluble, détendre son esprit par une autre activité relaxante, qui mobilise d’autres canaux dans le cerveau, permet de trouver de nouvelles solutions ou du moins de voir les choses avec une nouvelle perspective. On l’a tous soi-même expérimenté à un moment ou à un autre, non? Même Albert Einstein avait recours à son hobby quand il ne parvenait pas à résoudre un problème mathématique : il jouait du violon! Il prétendait qu’après une heure de pratique, il trouvait la plupart des solutions à ses équations. Si même Albert Einstein…
Donc loin de perdre son temps, réhabilitons les hobbies, ces activités qui qui nous font du bien, qui ne sont pas productives, qui sont juste pour soi et son bon plaisir. Et si vous aviez besoin de vous donner la permission, dites-vous que c’est sur ordonnance du docteur Einstein! C’est suffisant non ?
Et si vous aviez besoin d’idées, jetez un oeil sur mon tableau Pinterest « 1001 idées »…

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Photo credit : mommypotamus.comUn billet positif pour commencer l’année ! Je vous propose ici une idée lancée par Elizabeth Gilbert, la femme je vous ai un peu parlé ces derniers temps, tant j’aime à peu près tout ce qu’elle te dit ou pense ! Je la suis sur Facebook où elle distille  un peu de sa philosophie au fil des jours et je trouve ça très enrichissant. En ce début d’année, elle a parlé d’un objet qui elle possède depuis quelques années, un objet sacré, qu’elle appelle son pot du bonheur. C’est un vieux bocal d’apothicaire qu’elle a trouvé dans un magasin d’antiquaires il y a quelques années. Mais l’objet en lui-même n’a pas autant de valeur que ce qu’il y a à l’intérieur. Chaque jour, elle écrit sur un morceau de papier les moments les plus heureux de la journée et le glisse dans le bocal. C’est une pratique qui ne prend pas plus d’une minute : peu importe le crayon ou le papier, ce qui compte ce sont les quelques mots écrits dessus. Mais aussi simple qu’elle soit, cette pratique est une pratique spirituelle puissante dans le sens cela fait une énorme différence dans son rapport au quotidien. Elizabeth Gilbert pratique cela depuis qu’elle est rentrée du voyage dont elle parle dans son livre « Mange, prie, aime« . Elle avait besoin d’un rituel pour garder la joie et la lumière qu’elle avait trouvées durant son aventure.

Elizabeth Gilbert et sa jarre de petits bonheurs.
Elizabeth Gilbert et sa jarre de petits bonheurs.

 

Pour ma part je pratique quelque chose c’est similaire, dont je vous avais parlé il y a une année. : dans mon Bullet Journal, tous les jours, j’ai ma petite rubrique « the best « . J’y note au moins une chose que j’ai aimée ce jour-là, mais au final, je me retrouve à noter deux, trois, quatre choses. Ça peut être d’une chose simple, comme un café durant la matinée ou alors des choses plus exceptionnel : un événement, une rencontre avec des amis… Ce que j’aime dans cette pratique, c’est le biais de la question. Plutôt que de se demander « comment s’est passée la journée », je me pose la question:  « qu’est-ce que j’ai préféré dans la journée? ». Cette légère différence entre les deux questions fait toute la différence. À la première question, notre cerveau fait pour détecter le danger va se mettre à la recherche de tout ce qui a moyennement été, de ce qui pourrait être amélioré, de ce que je regrette, de ce que j’aurais pu mieux faire. La seconde question évite tous ces pièges. Elle permet de ne retenir de la journée que les bons moments. Et le cerveau se souviendra de cette journée ainsi. Je pense que c’est une des meilleures pratiques que j’ai mise en place dans ma vie. Il est si facile d’oublier les bonnes choses pour ne retenir que les moins bonnes. Cela demande un effort conscient pour modifier cela.
Si donc vous cherchez un nouveau rituel pour commencer 2016, est-ce que je peux vous suggérer celui-ci? Je suis attaché à mon Bullet Journal, je vais donc continuer d’écrire là mais petit bonheur. Mais j’avoue que l’idée du bocal à remplir est tentante par son aspect très visuel : le voir se remplir et visualiser ainsi très concrètement la quantité de petits bonheurs qui nous ont été donnés de vivre, c’est très puissant et bienfaisant. Et vous? Avez-vous des rituels de bonheur ? Si oui ça serait magnifique de les partager ici.
Bonne semaine !

en 2016

Allez, je me lance… en 2016, voici mon projet : j’écris l’histoire de devenir une artiste! C’est un beau projet, non?

C’est un projet que j’ai déjà passablement construit en 2015. Je pense que j’ai posé des bases solides, acquis les connaissances essentielles à ce projet. Mais à présent, il faut construire et de façon consistante. Pour donner le ton et commencer sur de bonnes bases, je vais suivre tout début janvier ce cours auprès de Lisa Congdon, une artiste que je suis et que j’aime depuis longtemps. J’avais déjà lu son livre et suivi quelques cours qu’elle donne sur Creativebug et… je suis fan. C’est une artiste très claire dans son propos, très pédagogue et percutante. Je me réjouis beaucoup de travailler davantage avec elle.

L’année écoulée me donne déjà une direction: j’aime particulièrement créer des motifs. Je vais donc continuer dans ce sens. J’aime l’idée d’imprimés, de répétition, de motifs à appliquer sur des objets. Je me sens inspirée par plusieurs artistes dans cette voie et, allez savoir pourquoi, mon coeur s’emballe quand je pense à ça : créer des motifs! Alors, je vais suivre mon coeur. J’ai pu acquérir les bases sur le logiciel Adobe Illustrator qui est l’incontournable quand on se lance dans le motif. Ca a été un apprentissage fastidieux, très technique, mais je savoure à présent le fruit de ce travail. Ce n’est pas un logiciel aussi intuitif et ludique que Photoshop, mais à présent que je me sens à l’aise avec la plume et le dessin vectoriel, j’aime et je recherche ses lignes nettes, ses courbes propres et ses aplats de couleur. Je vais donc développer ce style. J’aimerais pouvoir tout au long de l’année enrichir mes boutiques (particulièrement Redbubble) avec de nouveaux produits décorés de mes motifs. J’aimerais également redonner vie à ma boutique Etsy en y proposant des impressions de mes illustrations et autres motifs à encadrer. Voilà pour les grandes lignes. Je vous tiendrai informés de tout ça au fil de l’année par ici et sur ma page Facebook que j’aimerais davantage investir.

Et puis, en 2016, j’ai un projet dont je me réjouis aussi beaucoup : filmer une vidéo d’une seconde chaque jour! En fait, c’est une application qui propose cela et j’en aime l’idée. C’est toujours le même esprit qui est derrière Project Life, soit celui de documenter le quotidien, porter un regard attentif et positif sur sa vie. Le but est d’obtenir à la fin de l’année un mini montage d’un peu plus de quatre minutes qui passe en revue l’année 2016. J’étais titillée par la vidéo ces derniers temps et ce projet me donne l’occasion de m’y essayer. Si l’anglais ne vous fait pas peur, je vous suggère de regarder cette vidéo où l’auteur de l’application parle de son projet. Vous pourriez bien, vous aussi, vous laisser tenter…

Voilà pour les grandes lignes! J’ai découvert qu’une de mes grandes joies dans l’existence est de travailler à un projet. J’aime ça! J’aime tout dans ce processus, ou presque tout. J’aime l’idée du processus, du chemin à faire, des hauts et des bas, l’apprentissage, les choses à découvrir, les choix à faire, les étapes à célébrer, la patience à développer, la satisfaction d’avancer et de travailler à ce qui est important pour moi. Je me réjouis de pouvoir en partager un peu (ou beaucoup?) avec vous. Merci pour votre soutien et vos petits mots ici ou là, tout cela est incroyablement précieux et stimulant.

Et vous, quelle histoire aimeriez-vous écrire en 2016? J’adorerais en savoir davantage…

Belle année 2016 les amis! A très bientôt, Mireille

 

Cette fois-ci, Noël approche sérieusement! J’ai rassemblé dans ce billet quelques idées sur la toile pour vous donner peut-être quelques dernières idées de déco ou de cadeau…

  1. Côté recette : j’adore en particulier ces petits Pères-Noël de fraise.
    Père-Noël de fraise
  2. Des idées pour changer du sapin traditionnel
    Sapin de Noël alternatif
    Pour le fun, il y aussi celui d’Ikea qui est top, non?
    Sapin de Noël Ikea
  3. Une idée de crochet sympa dans le thème de Noël.
    Ornement de Noël en crochet
  4. Pas envie de faire des biscuits cette année? Voilà une jolie façon de détourner les moules délaissés…
    Suspension de Noël
  5. Et pour des emballages qui rock, c’est par ici. J’aime en particulier l’utilisation du carton de papier WC, même si je ne suis pas tout à fait sûre d’assumer ça à Noël. Mais pourquoi pas, sérieusement?
    Emballages Noël qui rock

Il y a de jolies inspirations sur le net, non? J’espère que ces idées contribueront à vous donner un peu de l’étincelle et de la magie de Noël!

 

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A little art : mon premier titre en anglais… yeah! Il y a quelques semaines, je découvre sur Instagram un nouvel hashtag #alittleart, avec une jolie photo : un bout de papier carré recouvert de traits au feutre noir. J’ai été intriguée et j’ai remonté le fil de cette idée.

A little art
A little art

La photo est celle de Petite Circus, une fille que j’aime beaucoup suivre sur Instagram. C’est une créatrice de motifs que j’ai découvert durant le cours que j’ai suivi à Make it in Design.

A little art, le principe

L’idée est de faire de l’art sur un petit bout de papier. Petit, voire très petit. De dessiner, de coller, de découper, d’assembler, mais créer quelque chose de petit, dans l’idée de pouvoir imaginer faire cela tous les jours, régulièrement. J’aime dessiner dans mes carnets,  mais il faut bien avouer que, logiquement, couvrir toute une page prend plus de temps que couvrir un petit bout de papier. Le concept a été développé par Victoria Johnson, une autre illustratrice de talent. Son idée à elle était de dessiner au quotidien et de publier ses petits dessins sur Instagram. Elle a invité ceux qui voulait se joindre à elle de le faire et ça a marché!

Ca marche parce que, pour l’avoir expérimenté, c’est une très jolie façon de dessiner au quotidien, de remplir un espace joyeusement. Le petit format permet probablement de passablement calmer l’esprit critique en soi. Il y a peu d’enjeu : ça n’est qu’un petit bout de papier, non? Et pas toute une page d’un joli carnet… L’espace est vite recouvert… je n’ai pas perdu trop de mon précieux temps. Ca m’enlève beaucoup de pression que je me mets habituellement, j’ai moins peur de « rater », d’expérimenter aussi du coup, de juste jouer pour jouer, m’amuser avec mes feutres et tracer des traits juste pour le plaisir de le faire, juste pour le processus. Et c’est drôlement stimulant de voir son petit tas de dessin grandir au fil des jours. Ca devient rapidement une bien jolie collection.

A little art, a Victoria Johnson's idea
A little art, a Victoria Johnson’s idea

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A little art collection

Pratiquement

Vous en saurez plus en allant sur cet article écrit par Victoria Johnson pour expliquer son projet. Mais pour ma part, j’utilise un papier couleur crème, de 170g, ce qui donne une jolie tenue et permet d’utiliser à peu près n’importe quel média. Je coupe au massicot des carrés de 9 cm/ 9cm… et le tour est joué.

Si donc l’envie vous titille de dessiner un peu tous les jours, ce projet pourrait bien être le vôtre. Dites-le moi si vous vous lancez et si vous publiez d’une façon ou d’une autre via les réseaux sociaux : j’aurai du plaisir à vous suivre. Et n’oubliez pas d’ajouter le hashtag #alittle art!

Belle semaine!

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imprimés
Je travaille depuis plusieurs semaines à différents motifs et je trouve incroyablement stimulant de voir son projet imprimé de façon tangible, que ce soit joliment encadré au mur ou sous toute autre forme (comme une tasse). Je crois que j’ai toujours aimé le côté appliqué de l’art, je suis probablement artisane en ce sens. J’ai donc eu envie de faire un projet de motif en vue de l’imprimer et mon idée était d’imaginer… un papier d’emballage cadeau! J’ai cherché comment cela pouvait se faire, à qui m’adresser et découvert qu’il y a d’incroyables possibilités en la matière. Très tentantes pour tout dire…
J’ai donc commencer par commander ce qui était mon intention de départ et choisi Spoonflower pour le faire :
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J’ai reçu ma commande et j’avoue que c’est top! Vivement Noël et ses cadeaux pour que je puisse l’utiliser! Chez Spoonflower, c’est aussi possible d’imprimer du tissus, dans différentes matières (jersey, coton,…).
Et puis, j’ai un peu creusé le sujet et découvert Society6. Là, on peut faire imprimer son image sur des Iphone cases, des coussins et autres tote bags ou joliment encadrer ses oeuvres. Je reconnais que c’est un peu cher, mais c’est de qualité. Comment je le sais? Parce que je me suis laissé tentée bien sûr! De voir ceci, il y a de quoi, non?
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J’y ai du coup ouvert une petite boutique chez eux. Je n’y ai chargé peu de choses encore, mais je vous tiendrai au courant. Il suffit d’aller sous le lien Boutique du site.
Quelques autres liens que je n’ai pas testé, mais dont j’ai régulièrement entendu parlé et qui semblent bien!
  • Zazzle : pour des t-shirts, de la papeterie, des Iphone case, des stickers….
  • Scout Book : des carnets avec vos dessins

Si vous vous avez essayé avec d’autres sites, je suis preneuse et intéressée à connaître vos filons et… impressions!

Passez une belle semaine! Mireille

Abonnez-vous au tableau Surface Patterns de Mireille Marchand sur Pinterest.

Connaissez-vous le Kirigami? Je suis sûre, peut-être sans le savoir… sûrement sans le savoir! Vous vous rappelez ces flocons de neige découpés dans des papiers pliés ou les guirlandes de bonhommes se donnant la main… et bien, c’est du Kirigami! Il s’agit de techniques de pliage et de découpage du papier, techniques développées au Japon principalement. On peut trouver sur le net des patrons de Kirigami incroyablement sophistiqués, comme de la dentelle de papier. On le trouve aussi décliné en pop-up, ces papiers qui pliés et découpés deviennent objets en 3D. Mais le Kirigami peut aussi être magnifique de simplicité. Un papier plié en quatre, quelques coups de ciseaux… et le moment magique : celui où l’on déplie délicatement ce carré et qu’on découvre notre petite merveille découpée. Je ne me lasse pas de ce moment. Magie de la symétrie, du détails, des courbes et de la délicatesse de tout ça.
Comme je le disais dans mon billet de la semaine dernière, je suis beaucoup dans les formes plutôt que dans les traits. Je me suis donc assez naturellement mise à explorer les possibilités du Kirigami. Je ne sais pas encore exactement comment je vais utiliser cela, mais à ce stade, j’explore! Et, vous le savez, j’ai toujours aimé explorer. Je découpe mes fleurs, rajoute quelques feuilles , tente une composition. C’est peut-être ça que j’explore, c’est la composition, le jeu des pleins et des vides.

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Si vous êtes tentés, voici un site incontournable : le kirgami project. Pas d’explication ardue, juste des shéma! Très bien faits, d’ailleurs.

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Et puis, pour aller plus loin, il y a les livres. En voici quelques uns :
D’abord sur le Kirigami simple :
Jolie déco en Kirigami
Flocons de neige
Mobiles floraux en Kirigami

Et puis il y a le Kirigami en mode pop-up, avec deux très beaux livres :
Architectures en Pop-up
Paysages en Pop-up

J’espère que ces lignes et ces liens titilleront votre curiosité et vous inspirerons peut-être?
Belle semaine!

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Do you know Kirigami? I’m sure you do, perhaps without knowing it… probably without knowing it! Do you remember those snowflakes paper cut or those folded paper garlands … well, that’s Kirigami! These techniques of folding and cutting paper have been developed principally in Japan. One can find on the net some incredibly sophisticated Kirigami, as if it’s a lace made of paper. One can also find it in pop-up way, in a 3D paper object. But Kirigami can also be beautiful of simplicity. A folded paper, some scissors … and the magic moment happens: when we gently unfold the paper and discover a little wonder. I never get tired of this moment. Magic, because of the symmetry or maybe of the details, the curves and delicacy of this piece of art.

As I said in my post last week, I am much in the shapes rather than in the lines in the moment. So I got up rather naturally to explore the possibilities with Kirigami. I do not exactly know how I’ll use it, but at this stage, I explore! And, as you know, I love exploring. So I cut my flowers, add some leaves, attempt a composition. This may be the reason : I explore compositions and play with solids and empty spaces.

If you are tempted, here is a must-go website : the kirgami project. No quirky explanations , just drawing! Very well done, indeed.

And then, to go further, there are some very nice books. Here are a few:
First on the simple Kirigami:
Adult cute cut paper design
Butterfly in Kirigami
Mobile in Kirigami (in japanese)

And for the Popup books :
Architecture in Popup (french edition)
Paysage en Popup (french edition)

So, I hope you will be inspired to fold and cut your paper…. Have a nice week!

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