Dessiner des visages

La fille au foulard jaune

Il y a quelques semaines, j’ai suivi un cours donné par Nelleke Verhoeff à la Sketchbookskool sur le thème “dessiner des visages”. J’ai tellement cette leçon qu’actuellement, je dois me pousser pour dessiner autre chose que des visages! Il me semble que je ne pourrais dessiner que cela et que ça serait suffisant! Peut-être est-ce ma montagne Sainte-Victoire à moi?  En réalité, j’ai toujours adoré regarder les visages. Je suis très physionomiste, probablement à cause de cela. C’est comme si, quand je regarde quelqu’un, mon cerveau en arrière-fond, essayait d’organiser mon repertoire de visages et d’expression. Je cherche les ressemblances ou les associations. Et cela est valable aussi pour la façon de se mouvoir, les postures. Je peux reconnaître quelqu’un de dos dans la rue.  Ainsi, d’une certaine façon, ce n’est pas une surprise que j’aime dessiner les visages et les gens : ils me racontent des histoires. Et qui n’aime pas les histoires?

Mais, bien sûr, dessiner des visages peut être un challenge, spécialement si ce que l’on recherche est la ressemblance! Par contre, une fois que l’on est ok avec l’idée de ne pas faire “un dessin ressemblant”, mais juste d’être inspirée par son modèle, de le dessiner de façon très libre, ce n’est pas plus compliqué que de dessiner un objet. C’est même tellement passionnant de voir toutes ces formes et ces lignes, la façon dont elles s’associent.

Portraits

Ce que j’ai tendance à faire est de changer ma façon de dessiner d’une page à l’autre. Parfois, je recherche la ressemblance, être au plus près du modèle.C’est intéressant d’aller dans le détail, de se challenger à être précise. Mais la plupart du temps, je préfère le genre de dessin plus libre, plus spontané. J’aime les lignes fraîches, surprenantes et très peu contrôlées. Cela donne des dessins plus vivants. Pour les réaliser, tout ce dont j’ai besoin, c’este de mettre de côté mon cerveau gauche “qui sait, qui veut que les choses soient justes, comme il faut” et que je laisse mon cerveau droit prendre le dessus. Celui qui crée librement, qui dessine ce qu’il voit, sans jugement, mesure ou critique. Je suis en train d’apprendre à passer de l’un à l’autre plus facilement, parce que les deux approches se complètent, bien sûr. Mais dans notre société, nous exerçons à la perfection plus souvent le cerveau gauche et sous-développons le droit.  Celui-ci a besoin d’être ré-entraîné. Ce n’est au fond pas si difficile. Il faut juste se donner la permission et de prendre le risque d’un résultat différent de ce que l’on imagine ou ce que l’on attend d’un dessin réussi (selon les critères du cerveau gauche!). Et c’est si bon d’apprendre à aimer ses imparfaits et pourtant magnifiques dessins. En d’autres mots, on a juste besoin d’abandonner un peu ses attentes et aimer ses imperfections (note : c’est un bon exercice pour plein d’autres domaines dans la vie, non?).

blind-drawing

J’explore également le collage. Cela demande de penser davantage en terme de formes que de lignes et je trouve ça très attractif. Cela me pousse à simplifier le dessin à l’essentiel. Je peux imaginer mélanger un collage avec une photo découpée et du papier de couleur, comme avec cette illustration, un peu fofolle. The sky is the limit!

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collage

Comme toujours, si vous avez envie d’en voir un peu plus, je poste sur Instagram pratiquement tous les jours des pages de mon sketchbook. Pour me suivre, c’est ici!

A bientôt, Mireille

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