Envie de collage

Collage sur mireillemarchand.com

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être relevé que je ressens un appel ou une envie de collage depuis quelque temps et je voulais vous en dire plus.

Cela fait quelque temps que le découpage-collage m’attire. J’avais le livre d’Emily Hogarth depuis plusieurs mois (voire années), j’ai un peu testé, mais sans véritablement trouvé la façon de m’exprimer totalement. J’ai aussi essayé le Kigirami qui est une autre forme de papier découpé, japonais cette fois-ci. Là également, je n’ai pas su comment amener cela plus loin que mes premières tentatives. Je ne saurais véritablement dire ce qui m’attire dans le collage : probablement la simplification que le papier découpé suppose, la part laissée à la spontanéité, aux surprises et aux hasards. La possibilité de couleurs et de textures et de motifs apportés par le papier lui-même, cette dimension supplémentaire que cela amène à l’illustration. Mais si je ne devais retenir une seule chose, ce serait les joyeux accidents et les surprises. J’aime bien perdre un peu le contrôle, me laisser surprendre, que mon illustration ait sa vie propre et que je n’en sois pas responsable de A à Z, vraiment j’adore ça. C’est drôle à voir et à vivre. Je ne compte pas les fois où je découpe une forme et me retrouver à utiliser son verso car, au moment de mettre la colle, je réalise que le verso est juste ce qu’il me faut, beaucoup mieux que le recto que j’avais choisi…

Ce qui m’a véritablement permis de mettre le pied à l’étrier, c’est la sortie en octobre du livre d’Andréa d’Aquino : Once Upon A Pièce Of Paper. J’ai véritablement adoré ce livre. J’aime l’approche d’Andréa, qui célèbre les accidents, cultive le “moins de contrôle” et la spontanéité. Elle encourage à ne pas “trop y penser”, trop réfléchir, mais plutôt à laisser faire. Elle y consacre d’ailleurs tout un chapitre où elle explique comment, après y avoir beaucoup réfléchi (!), trop penser tue le processus créatif. Et je me reconnais bien là. Elle emploie le terme de “making stuff” pour décrire son processus de création : j’adore ce terme. “Faire des choses”, cela enlève la pression, non? On ne va pas faire un pièce de musée, ni même de l’artisanat, on va juste “faire des choses” et j’adore ça! Parce que c’est de ça dont il s’agit. On va choisir du papier, le découper, partir d’une chose, puis répondre à une autre, qui nous donnera l’idée d’autre chose…. et tout ça se déroule devant soi. Notre job est juste de permettre que cela se passe, de l’accompagner.

Voilà, donc, je me suis embarquée. J’ai ressorti mes papiers (ce qu’il me reste après le grand tri du début de cette année), acheté quelques fourres pour les ranger et les avoir ainsi à portée de main et je me lance. Je vous montre ici quelques pages… elles ne sont pas abouties, mais j’explore et je découvre et j’aime ça.

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Et si le collage vous attire vous aussi, n’hésitez pas : le livre d’Andréa est une très belle place pour commencer. Et j’aurais aussi plaisir à voir vos créations….

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