Tag

sketchbook

Browsing

dans mon sketchbook

Un aperçu de quelques pages de mes sketchbooks pour aujourd’hui! Comme vous le verrez, mes carnets ne sont conçus pour être parfaits, avec de magnifiques dessins, très inspirés. Il s’agit plus d’expérimenter, d’essayer, de tenter de résoudre un problème, creuser une technique, m’essayer à un style. Parfois, le résultat est très bon, d’autrefois, il l’est nettement moins, mais c’est ok, ce n’est pas la perfection que je recherche. Mes carnets sont plutôt des outils. Mais soyons honnête :  si toutes ces pages ne sont pas épatantes, je ne vais pas vous montrer celles qui sont terribles et gênantes, vous savez celles dont vous vous posez sérieusement la question si vous n’allez tout simplement pas déchirer la page? J’essaie de ne pas le faire, parce que ces affreuses pages m’apprennent quelque chose. Si elles ne sont pas belles et flatteuses, elles sont intéressantes et me montrent là où je dois travailler et ce que je peux améliorer. Mais si je suis ok avec ces pages, c’est autre chose que de les publier…

IMG_6721

IMG_6720

IMG_6719


IMG_6722

IMG_6723

IMG_6724

IMG_6731

IMG_6730

IMG_6727

IMG_6726

IMG_6725

IMG_6729

Je travaille donc sur la figure humaine ces jours et j’expérimente la couleur avec de l’acrylique, des pastels (tout à fait nouveau pour moi) et des Neocolors. Je découvre également le collage et j’ai bien envie d’aller dans cette direction là, mais ce n’est pas encore tout à fait clair à ce stade.

Il y a donc de tous les styles dans ces pages, même une double page de cartoon : j’aime l’efficacité et les codes du cartoon, je trouve intéressant de les découvrir et de les expérimenter à mon tour.

Voilà pour aujourd’hui : comme déjà mentionné, si vous avez envie d’en voir un peu plus, vous pouvez vous abonner à mon compte Instagram, j’y publie pratiquement tous les jours quelque chose.

Et puis, vous dire encore que je fais une pause estivale sur ce blog! Je vous retrouverai fin août et vous souhaite à tous de belles et reposantes vacances! Bel été, Mireille

 

La fille au foulard jaune

Il y a quelques semaines, j’ai suivi un cours donné par Nelleke Verhoeff à la Sketchbookskool sur le thème « dessiner des visages ». J’ai tellement cette leçon qu’actuellement, je dois me pousser pour dessiner autre chose que des visages! Il me semble que je ne pourrais dessiner que cela et que ça serait suffisant! Peut-être est-ce ma montagne Sainte-Victoire à moi?  En réalité, j’ai toujours adoré regarder les visages. Je suis très physionomiste, probablement à cause de cela. C’est comme si, quand je regarde quelqu’un, mon cerveau en arrière-fond, essayait d’organiser mon repertoire de visages et d’expression. Je cherche les ressemblances ou les associations. Et cela est valable aussi pour la façon de se mouvoir, les postures. Je peux reconnaître quelqu’un de dos dans la rue.  Ainsi, d’une certaine façon, ce n’est pas une surprise que j’aime dessiner les visages et les gens : ils me racontent des histoires. Et qui n’aime pas les histoires?

Mais, bien sûr, dessiner des visages peut être un challenge, spécialement si ce que l’on recherche est la ressemblance! Par contre, une fois que l’on est ok avec l’idée de ne pas faire « un dessin ressemblant », mais juste d’être inspirée par son modèle, de le dessiner de façon très libre, ce n’est pas plus compliqué que de dessiner un objet. C’est même tellement passionnant de voir toutes ces formes et ces lignes, la façon dont elles s’associent.

Portraits

Ce que j’ai tendance à faire est de changer ma façon de dessiner d’une page à l’autre. Parfois, je recherche la ressemblance, être au plus près du modèle.C’est intéressant d’aller dans le détail, de se challenger à être précise. Mais la plupart du temps, je préfère le genre de dessin plus libre, plus spontané. J’aime les lignes fraîches, surprenantes et très peu contrôlées. Cela donne des dessins plus vivants. Pour les réaliser, tout ce dont j’ai besoin, c’este de mettre de côté mon cerveau gauche « qui sait, qui veut que les choses soient justes, comme il faut » et que je laisse mon cerveau droit prendre le dessus. Celui qui crée librement, qui dessine ce qu’il voit, sans jugement, mesure ou critique. Je suis en train d’apprendre à passer de l’un à l’autre plus facilement, parce que les deux approches se complètent, bien sûr. Mais dans notre société, nous exerçons à la perfection plus souvent le cerveau gauche et sous-développons le droit.  Celui-ci a besoin d’être ré-entraîné. Ce n’est au fond pas si difficile. Il faut juste se donner la permission et de prendre le risque d’un résultat différent de ce que l’on imagine ou ce que l’on attend d’un dessin réussi (selon les critères du cerveau gauche!). Et c’est si bon d’apprendre à aimer ses imparfaits et pourtant magnifiques dessins. En d’autres mots, on a juste besoin d’abandonner un peu ses attentes et aimer ses imperfections (note : c’est un bon exercice pour plein d’autres domaines dans la vie, non?).

blind-drawing

J’explore également le collage. Cela demande de penser davantage en terme de formes que de lignes et je trouve ça très attractif. Cela me pousse à simplifier le dessin à l’essentiel. Je peux imaginer mélanger un collage avec une photo découpée et du papier de couleur, comme avec cette illustration, un peu fofolle. The sky is the limit!

collage-fun

collage

Comme toujours, si vous avez envie d’en voir un peu plus, je poste sur Instagram pratiquement tous les jours des pages de mon sketchbook. Pour me suivre, c’est ici!

A bientôt, Mireille

Aujourd’hui, je voulais vous faire partager ma dernière trouvaille : les carnets japonais ou carnets en accordéon.

Quand on pense « sketchbook », on ne pense pas forcément en premier à des carnets pliés en accordéon, si? Mais, au moment où je cherchais une façon de collecter et de rassembler des images qui me servent de référence, j’ai soudain eu cette idée. Je voulais quelque chose qui fonctionne pour moi et ça n’était pas évident. Le carnet traditionnel ne fonctionnait qu’à moitié, parce que… et bien, il faut en tourner les pages. Je sais, c’est idiot! Mais ce que j’attends d’un carnet d’inspiration, c’est qu’il m’inspire! Et le format traditionnel n’est pas idéal pour permettre des associations inattendues et ne permet pas tout à fait à mon imagination de se déployer. Par contre, l’aspect « accordéon » du carnet japonais fonctionne beaucoup mieux.

J’avais besoin d’un carnet géant pour coller mes photos, celles découpées dans des magazines ou des livres, ou encore mes propres photos imprimés. En fabriquer un n’est pas difficile, vous avez juste besoin d’un papier assez épais, d’un plieur (option), d’une règle et de la colle. Démonstration :

 

 

Accordion Notebook Tutorial from Mireille Marchand on Vimeo.

J’ai tellement aimé rassembler mes images de cette façon que j’ai été tentée d’essayer ce type de carnet comme sketchbook pour mes dessin. Ici, pas nécessaire d’en fabriquer un, Moleskine en propose une version parfaite! Je l’adore jusqu’ici. Pas besoin de penser strictement composition comme on le ferait dans un sketchbook traditionnel. Il suffit de dessiner « comme ça vient », d’ajouter un élément à un autre, de lier les deux. Quand on regarde aux deux pages devant soi, cela semble très classique, mais que on l’ouvre : c’est magique… cela devient une histoire en dessins! Cela me fait penser au jeu auquel nous jouions parfois enfant : on écrivait sur un bout de papier, on pliait la page de façon à cacher ce mot, on passait la feuille à quelqu’un d’autre qui a son tour écrivait un mot, un verbe, une phrase, etc… A la fin, quand on dépliait la page, on avait un texte, presque parfois un poème, en tout cas quelque chose de fun et de créatif. Les carnets japonais fonctionne un peu de la même façon. Je ne peux pas résister à la tentation de vous en montrer deux exemples, deux chefs d’oeuvre.

 

Accordino Moleskine Art

 

Celui de gauche est de  Tord Boontje et celui de droite de Takashi Homma. Magique, non?

J’espère que ce type de carnet pourra vous inspirer une nouvelle façon de conserver les notes, dessins et autres photos qui vous enchantent! Si c’est le cas, j’adorerais voir les vôtres!

 

Sketchbook : une page

Le travail dans mon sketchbook

Durant le mois de février, je me suis engagée à travailler dans mon sketchbook. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est important pour moi de me mettre au travail. Et pour moi, travailler = dessiner dans mon sketchbook. Je procrastine très peu, j’aime que les choses à faire et plus que tout qu’elles soient faites. Mais quand il s’agit de dessiner, je suis tentée de procrastiner. Parce que le sketchbook peut être intimidant, il peut me faire sentir inadéquate, insuffisante, pas suffisamment douée, voire me faire sentir carrément mal. Et bien sûr, je ferais tout alors pour ne pas me sentir ainsi. Le problème est que je sais pertinemment que c’est là ce que je DOIS faire, que dessiner est ce qui est le plus important dans ma pratique. Je le sais. Je sais aussi que quand je dessine tous les jours, je progresse beaucoup et même assez vite. Ainsi, avant tout, je dois faire taire mon fameux critique intérieur (parce que, bien sûr, c’est LUI qui me dit toutes ces choses négatives qui me font me sentir mal).

Me mettre au travail

Alors je me suis engagée et j’ai commencé. C’était une bonne chose… pas toujours amusant et facile, mais une bonne chose. J’ai commencé courageusement avec cette règle : je dessine chaque jour une demi heure. Je trouve que les choses sont plus faciles quand les règles sont claires! Mais rapidement, j’ai réalisé que je n’étais pas satisfaite comme je le voulais. Et j’ai opté pour dessiner une heure par jour. En fait, j’avais envie d’un dessin terminé par jour et j’avais le choix entre :

  1. Dessiner une composition moins complexe
  2. Passer plus de temps à dessiner

J’ai donc choisi la seconde option et je suis plutôt contente à ce stade (même si la première n’est pas toujours une mauvaise solution, ça peut même être très intéressant de se donner plus de contrainte et de faire avec..). Pour ajouter un peu d’excitation, je me suis offert un tout nouveau Moleskine, spécialement pour le dessin, avec du papier plus épais. C’est bête, mais ce genre de chose me stimule toujours d’une façon surprenante!

 

Que dessiner?

J’ai donc commencé à dessiner. Très rapidement est venue la grande question : que dessiner? Et cette question n’en est pas une de si facile. Comme je l’ai mentionné il y a quelques semaines, commencer par recopier un artiste que l’on aime est toujours une bonne place pour commencer. Mais bien sûr, très vite vient l’envie de s’émanciper! Mais alors quoi…

Le premier pas a consisté pour moi à lister les choses que j’aime dessiner ou que j’aime tout court.  J’ai donc fait une liste… la voici :

  • Le quotidien
  • Famille
  • Jardin
  • Maison
  • Fête
  • Saisons
  • Temps
  • Rue
  • Fruits et légumes
  • Cuisine
  • Vacances
  • Vintage, rétro
  • Habits, garde-robe
  • Grenier
  • Tiroir
  • Etagère
  • Forêt
  • Salon
  • Balcon
  • Café, restaurant
  • Vaisselle
  • Voyage
  • Oiseaux
  • Fleurs

Je pourrais continuer encore et encore pour un moment, mais je pense que vous avez saisi? Avec ces mots, mon imagination peut se déployer. Je peux jouer avec eux, les associer, jouer des proportions, des couleurs… Ils sont une étincelle dans mon imagination.

Dictionnaire visuel

Collage

Une autre façon de stimuler mon imagination est de partir d’une photo ou d’un objet. J’en choisi deux ou trois et je construis ma composition autour d’eux. Un lot d’images peut permettre des « accidents heureux », en tout cas des associations inattendues et stimuler l’imaginaire. Après avoir testé plusieurs façon d’organiser mes données et mes images, je suis déterminée d’avoir recours à la plus simple qu’il y ait : découper mes images et les placer en vrac dans une boîte et de piocher dedans un peu au hasard quand je recherche de l’inspiration. Pas une mauvaise idée, non?

Ainsi, je suis en train de me construire mon répertoire, de suivre le fil des choses que j’aime et que j’aime dessiner. J’essaie de me « fabriquer » mon répertoire visuel à moi. Je dois admettre que c’est une étape plutôt excitante. C’est un peu comme de se poser la question : quelle est l’histoire que j’ai envie de raconter?… Ca n’est pas la pire question à laquelle j’ai eu à répondre!

Si vous avez envie d’en voir un peu davantage sur mes pages de sketchbook, une bonne idée est de me suivre sur Instagram….

Dailies : my sketchbook

Les dailies…. Qu’est-ce que ç’est?

J’ai lu dernièrement le livre de Todd Henry : « Louder than words », qui parle de trouver sa voix. Je le trouve intéressant à plus d’un titre, mais un passage en particulier m’a interpelé, celui où il parle des dailies. On pourrait traduire le mot dailies par « les quotidiennes » en français, des activités que l’on fait tous les jours. Les moines ont ces traditions. Ils ont un ensemble de pratiques qu’ils font quotidiennement, qui comprennent : corvées, prières, méditations,… Peu importe si ils en ont envie, si ils sont fatigués, si ils ont d’autres choses à faire, si ils sont motivés, peu importe, ils pratiquent ces activités quotidiennes. Faire une chose chaque jour est le meilleur moyen pour progresser dans un domaine, parce que, on l’a entendu des milliers de fois, mais je pense que c’est vrai, la persistance dans une pratique est la clé.

Consistance

Il y a des activités dans lesquelles je me suis déjà engagée sur une base quotidienne : poster une image sur Instagram, m’engager dans les réseaux sociaux, mais j’étais hésitante à m’engager sur d’autres choses, parce que j’ai déjà si souvent le sentiment de manquer de temps pour travailler dans mon atelier. Je suis quelqu’un d’assez disciplinée et je pensais honnêtement que je travaillais de façon suffisamment concentrée et consistante pour ne pas avoir à m’engager dans d’autres dailies. Mais, après avoir lu ce livre, j’y ai repensé différemment.

J’ai pensé à trois aspects de mon travail que j’aimerais améliorer et sur lesquels j’aimerais travailler : le dessin dans mon sketchbook, le dessin digital et pratiquer mon anglais. Cela fait partie des activités qui sont indispensables, mais néanmoins non « urgentes ». J’ai tendance à les faire « quand j’ai fait tout ce que je devais faire »… donc très irrégulièrement et en tout cas pas sur une base consistante. J’ai eu envie de faire de la place pour ça, de m’organiser différemment et de donner une chance à cette pratique des « dailies ». J’ai donc choisi de consacrer une demi heure pour chacun des trois aspects que je viens d’énumérer. Je dessine une demi heure, puis je dessine digitalement et je finis par écrire en anglais. J’ai été très rapidement convaincue.

Je suis d’abord bluffée par la somme de travail qui peut être accomplie à coup de demi heure. Sur le moment, ça ne semble pas énorme, mais à la fin de la semaine, ça fait plusieurs heures de pratique. Mais aussi, je reconnais qu’en quelques semaines, j’ai le sentiment d’avoir fait beaucoup de progrès. J’ai pu le constater dans ma pratique « écrire en anglais ». Je voulais pratiquer dans l’idée de commencer mon blog version langue de Shakespeare. Très rapidement, j’ai eu le sentiment que ça devenait plus naturel. Je n’arrive pas à juger de la qualité de mes textes, mais au moins j’ai le sentiment de progresser, de prendre confiance et que « ça vient… ». Idem avec la peinture digitale. Je savais comment faire, mais la pratique rend le processus plus facile. Ainsi quand on dit que la consistance dans une pratique est la clé… c’est juste!

Les avantages d’une pratique quotidienne

Je peux encore ajouter qu’une pratique quotidienne aide à rester dans ce qu’on est en train de faire. J’ai déjà pu constater que si je dessine un jour, puis j’attends trois-quatre jours avant de reprendre mes feutres, je peine un peu à me remettre dans le processus. C’est probablement le grand avantage d’une pratique quotidienne, c’est de rester dans le mouvement, de suivre un chemin. D’un jour à l’autre, on sait où on se trouve, il n’y a pas besoin de le chercher. De plus, il n’y a pas autant d’attentes sur un dessin quotidien par rapport à, par exemple, un dessin par semaine. Si un jour le résultat n’est pas si bon, il peut l’être le lendemain. Ca aide, ça permet de relativiser un peu…

Mon objectif est de maintenir cette pratique au long de 2016 et je serais prête à parier qu’elle pourrait devenir la pièce maîtresse de mon travail. Elle évoluera certainement, les domaines à travailler risquent de changer, mais c’est ok. L’important dans le processus est de repérer ce qui a besoin d’être amélioré et d’y travailler régulièrement sur une période consistante. De même, je m’attache à ne pas être obsessionnelle de mes dailies. Je cherche à les respecter quotidiennement, mais ça n’est pas toujours possible et cela va aussi. C’est une direction et non une obligation. C’est important pour moi que ce système fonctionne pour moi et non contre moi.

 

Dailies : my sketchbook
Sketchbook

 

 

Pin It