Sketchbook et pratique quotidienne

Sketchbook : une page

Le travail dans mon sketchbook

Durant le mois de février, je me suis engagée à travailler dans mon sketchbook. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est important pour moi de me mettre au travail. Et pour moi, travailler = dessiner dans mon sketchbook. Je procrastine très peu, j’aime que les choses à faire et plus que tout qu’elles soient faites. Mais quand il s’agit de dessiner, je suis tentée de procrastiner. Parce que le sketchbook peut être intimidant, il peut me faire sentir inadéquate, insuffisante, pas suffisamment douée, voire me faire sentir carrément mal. Et bien sûr, je ferais tout alors pour ne pas me sentir ainsi. Le problème est que je sais pertinemment que c’est là ce que je DOIS faire, que dessiner est ce qui est le plus important dans ma pratique. Je le sais. Je sais aussi que quand je dessine tous les jours, je progresse beaucoup et même assez vite. Ainsi, avant tout, je dois faire taire mon fameux critique intérieur (parce que, bien sûr, c’est LUI qui me dit toutes ces choses négatives qui me font me sentir mal).

Me mettre au travail

Alors je me suis engagée et j’ai commencé. C’était une bonne chose… pas toujours amusant et facile, mais une bonne chose. J’ai commencé courageusement avec cette règle : je dessine chaque jour une demi heure. Je trouve que les choses sont plus faciles quand les règles sont claires! Mais rapidement, j’ai réalisé que je n’étais pas satisfaite comme je le voulais. Et j’ai opté pour dessiner une heure par jour. En fait, j’avais envie d’un dessin terminé par jour et j’avais le choix entre :

  1. Dessiner une composition moins complexe
  2. Passer plus de temps à dessiner

J’ai donc choisi la seconde option et je suis plutôt contente à ce stade (même si la première n’est pas toujours une mauvaise solution, ça peut même être très intéressant de se donner plus de contrainte et de faire avec..). Pour ajouter un peu d’excitation, je me suis offert un tout nouveau Moleskine, spécialement pour le dessin, avec du papier plus épais. C’est bête, mais ce genre de chose me stimule toujours d’une façon surprenante!

 

Que dessiner?

J’ai donc commencé à dessiner. Très rapidement est venue la grande question : que dessiner? Et cette question n’en est pas une de si facile. Comme je l’ai mentionné il y a quelques semaines, commencer par recopier un artiste que l’on aime est toujours une bonne place pour commencer. Mais bien sûr, très vite vient l’envie de s’émanciper! Mais alors quoi…

Le premier pas a consisté pour moi à lister les choses que j’aime dessiner ou que j’aime tout court.  J’ai donc fait une liste… la voici :

  • Le quotidien
  • Famille
  • Jardin
  • Maison
  • Fête
  • Saisons
  • Temps
  • Rue
  • Fruits et légumes
  • Cuisine
  • Vacances
  • Vintage, rétro
  • Habits, garde-robe
  • Grenier
  • Tiroir
  • Etagère
  • Forêt
  • Salon
  • Balcon
  • Café, restaurant
  • Vaisselle
  • Voyage
  • Oiseaux
  • Fleurs

Je pourrais continuer encore et encore pour un moment, mais je pense que vous avez saisi? Avec ces mots, mon imagination peut se déployer. Je peux jouer avec eux, les associer, jouer des proportions, des couleurs… Ils sont une étincelle dans mon imagination.

Dictionnaire visuel

Collage

Une autre façon de stimuler mon imagination est de partir d’une photo ou d’un objet. J’en choisi deux ou trois et je construis ma composition autour d’eux. Un lot d’images peut permettre des “accidents heureux”, en tout cas des associations inattendues et stimuler l’imaginaire. Après avoir testé plusieurs façon d’organiser mes données et mes images, je suis déterminée d’avoir recours à la plus simple qu’il y ait : découper mes images et les placer en vrac dans une boîte et de piocher dedans un peu au hasard quand je recherche de l’inspiration. Pas une mauvaise idée, non?

Ainsi, je suis en train de me construire mon répertoire, de suivre le fil des choses que j’aime et que j’aime dessiner. J’essaie de me “fabriquer” mon répertoire visuel à moi. Je dois admettre que c’est une étape plutôt excitante. C’est un peu comme de se poser la question : quelle est l’histoire que j’ai envie de raconter?… Ca n’est pas la pire question à laquelle j’ai eu à répondre!

Si vous avez envie d’en voir un peu davantage sur mes pages de sketchbook, une bonne idée est de me suivre sur Instagram….

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